September 24, 2018

Assassin’s Creed Chronicles : Russia, le test

Alors qu’aucun nouvel épisode de la série « classique » ne verra le jour cette année, la trilogie en 2.5D d’Ubisoft se boucle aujourd’hui avec Assassin’s Creed Chronicles : Russia. Disponible en téléchargement sur PlayStation 4, Xbox One et PC, le titre est également disponible dans une version boîte qui regroupe également les épisodes India (testé dans nos colonnes il y a quelques semaines) et China. Que vaut ce petit voyage au pays de Poutine ?

Assassin’s Creed : Lenine Edition

Sans surprise, ACC : Russia reprend l’ensemble des bases des deux épisodes précédents, à savoir la transposition de l’univers Assassin’s Creed à un environnement 2,5D. On se déplace donc toujours dans des niveaux à scrolling horizontal (comme dans un Mario de la vieille époque, pour ceux qui ne verraient pas de quoi je parle), avec toutefois la possibilité de changer de plan en profondeur par moments. La formule est très bien pensée, et la discrétion reste toujours le maître mot du titre. Plus que jamais dans cet épisode, il devient indispensable d’éviter de croiser un garde, ces derniers étant beaucoup plus meurtriers.

Pourquoi ? Tout simplement en raison du contexte historique de cette nouvelle aventure, qui est le plus avancé de la chronologie AC. En effet, le titre nous envoie en Russie, en 1918, au lendemain de la Révolution d’Octobre. Conséquence : les ennemis sont beaucoup mieux armés, mieux équipés. ACC : Russia nous propose d’incarner Nikolaï Orenov. Ce dernier veut quitter la Russie avec sa famille pour s’installer en Amérique du Sud, mais l’Ordre des Assassins lui demande d’accomplir une dernière mission : infiltrer la demeure du tsar et voler un fragment d’Eden. Se faisant, il est témoin du massacre de la famille impériale, et ne parvient qu’à sauver la jeune Anastasia Nikolaïevna, qu’il va prendre sous son aile.

Voyage en terres soviétiques

Cette association va être la base des nouveautés de gameplay, puisque certaines scènes nous feront incarner les personnages à tour de rôle pour se sortir de situations diverses. La plus simple étant de couvrir la fuite d’Anastasia depuis une position éloignée en utilisant un fusil de sniper, par exemple. Rien de bien novateur cependant, et on aurait aimé voir apparaître quelques nouveautés plus significatives dans le cœur du jeu, même si les accessoires – remis au goût du jour, époque oblige – impliquent quelques nouvelles techniques de jeu.

Le gros point noir du titre repose en revanche ailleurs, puisque les développeurs ont retiré ce qui, à mon sens, faisait tout l’intérêt de l’épisode India. Les phases exclusivement orientées plates-formes qui avaient lieu dans les temples des précurseurs du précédent opus ont purement et simplement disparues. On se contente donc de phases d’action et/ou d’infiltration, ce qui est vraiment dommage tant ces passages étaient réussis.

A côté de cela, la réalisation de cet épisode est comme pour les autres opus très réussie. Révolution russe oblige, on est très loin des couleurs chatoyantes de l’Inde, et les tons utilisés ici sont tout en nuances de gris, accompagnées de rouge, dans le plus pur style des affiches de propagandes soviétiques. Quoi qu’il en soit, ça reste magnifique, et les cut-scenes ont par ailleurs le mérite d’être un brin plus vivantes que par le passé, ce qui n’est pas un mal.

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