Récemment, les éditions Blam ! ont quelque peu secoué la scène ludique en faisant apparaître des petites boites à l’aspect simple mais renfermant des jeux très immersifs capables de faire marcher les joueurs dans les traces de l’Histoire. Bienvenue dans l’univers de Cartaventura…

Cartaventura est avant tout un concept. Au travers d’un petit paquet de cartes, il propose aux joueurs de revivre un moment historique. En fait mieux, d’en devenir l’acteur. Pour cela, il suffit de se laisser guider et de faire des choix parmi ceux que nous propose le jeu. En effet, ici, pas de livret de règles à avaler, pas de subtilités multiples à retenir ni même de points de victoire. Non, le jeu se déroule presque de lui-même. On pioche les cartes demandées, on en installe quelques-unes sous forme de plan sur la table et puis on décide de tout en gardant bien son objectif initial en tête.

Et c’est tout ? Oui, c’est tout mais ça n’empêche pas Cartaventura de proposer une expérience ludique assez unique. Pour que le jeu prenne sens dans votre esprit, arrêtons-nous quelques instants sur les aventures qu’il propose. A l’heure actuelle, la gamme de Cartaventura se compose d’un petit scénario indépendant (qui vous mettra en quête de Tintagel) ainsi que de deux aventures particulières.

Des sommets tibétains aux terres gelées des vikings…

Dans la première, intitulée Lhassa, vous incarnez un journaliste qui au début du XXème siècle se lance à la recherche d’Alexandra David-Neel, la célèbre écrivain et exploratrice qui arpente la région népalaise et plus largement les confins du continent asiatique. Enfin arrivé au port de Colombo et cherchant à chasser de votre esprit les affres de la guerre que vous laissez derrière vous, vous souhaitez entamer votre quête mais déjà, plusieurs options s’ouvrent à vous. Tenterez-vous de converser avec les rares marins sri-lankais ou avec les soldats britanniques revenus d’Inde ? Préférerez-vous vous rendre à la rédaction du journal local pour voir si Alexandra David-Neel y a laissé une piste ? A moins que vous ne choisissiez de quitter directement la ville mais auquel cas, vous dirigerez-vous vers le nord de l’Inde et la ville de Darjeeling ou plutôt vers l’ouest et vers Bombay ?

En quelques mots, vous voilà immédiatement plongés dans l’univers de Cartaventura. Et vous l’avez compris, le jeu est essentiellement narratif et se pliera donc à vos choix (souvent cruciaux) qui vous mèneront vers un des cinq dénouements possibles.

Vous en voulez plus ? Alors parlons de la seconde boîte de Cartaventura, Vinland, qui vous fera faire un bond de plus de 1000 ans dans le passé. Là, vous vous retrouverez dans les habits de Leif Erikson qui, de retour en Islande, aura à cœur de laver l’honneur de son père, le célèbre Erik le rouge, auprès des autres clans vikings. L’Althing, le premier parlement du monde, les terres gelées du Groenland et pourquoi pas un petit détour par la mythologie nordique, voilà quelques-unes des promesses faites par Cartaventura Vinland…

Un jeu aussi étonnant que rafraichissant

Ne le cachons pas, nous avons d’abord été un peu sceptiques devant les petites boîtes de Cartaventura. Était-il réellement possible de faire un bon jeu avec seulement 70 cartes et presqu’aucune règle ? Eh bien oui. C’était tout à fait possible et les éditions Blam ! nous l’ont démontré. Très rapidement, une fois la partie engagée, on se retrouve immergé dans l’histoire que le jeu nous raconte et que ce soit en solo ou en famille, on se surprend à soupeser chacun des choix proposés, ayant véritablement à cœur de mener notre héros au bout de sa quête. Cette immersion est non seulement rendue possible par le pouvoir d’attraction de l’histoire racontée (et par son aspect historique) mais également par la qualité des textes, lesquels sont tout simplement irréprochables.

Bref, Cartaventura fut pour nous une belle et rafraichissante surprise, une petite parenthèse narrative au sein de laquelle nous avons pourtant été pleinement acteurs. Et le petit plus, avec ses différents dénouements possibles, le jeu jouit d’une certaine rejouabilité car refaire une partie en modifiant tout ou partie de ses choix ne manquera pas de vous conduire vers une destinée différente… Et le second petit plus, la présence dans chaque boîte d’un petit livret historique qui permet de bien contextualiser l’univers dans lequel le jeu prend place. Ça méritait d’être souligné.

Prochaines étapes pour Cartaventura : le far-west en compagnie de Bass Reeves, le premier shérif noir puis l’Orient sur les traces d’Ibn Battuta !

Cartaventura, une gamme de jeux narratifs de Thomas Dupont, scénarisée par Arnaud Landagnous, illustrée par Guillaume Bernon et Jeanne Landart et éditée par Blam !

Nombre de joueurs : 1 à 6

Âge : dès 10 ans

Durée moyenne d’une partie : 60 minutes

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