November 16, 2018

Casse-Tête Chinois

“Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après l’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées Russes. La vie de Xavier ne s’est pas forcement rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier y cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain.”

Après l’Auberge Espagnole et les Poupées Russes, Cédric Klapisch revient pour un troisième épisode de ce que l’on peut désormais considérer comme une trilogie culte, du moins pour certains.

Klapisch a décidé de faire confiance au vieil adage qui dit qu’on ne change pas une équipe qui gagne et, globalement, on peut lui donner raison tant cette suite nous a fait plaisir. Certes, les plus exigeants reprocheront sans doute au réalisateur de survoler un peu trop les choses pour ne pas y entrer plus en profondeur, se contentant peut-être d’un excellent film qui nous fait sourire, voire carrément rire, mais pas forcément assez réfléchir.

Pourtant, les thèmes traités sont intéressants et importants à mon sens, comme celui de la monoparentalité et, moins courant, celui de la paternité, de la relation père/enfant, puisqu’on retruove dans cet épisode un Xavier qui tente de se rapprocher de ses deux enfants en s’installant à New York, en plein coeur de Chinatown. C’est là que sa vie va, comme il nous y a habitué, très légèrement partir en cacahuète et qu’il va avoir 1001 choses à gérer. D’où le titre du film, Casse-Tête Chinois, pas là uniquement pour conclure la trilogie d’expressions aux accents voyageurs.

«A la manière de Xavier dans L’AUBERGE ESPAGNOLE j’ai été cet étudiant étranger à New York où j’ai fait mes études. New York c’est la ville où j’ai appris à faire du cinéma. Les premières images que j’ai filmées c’est à New York. La première fois où j’ai réfléchi à quel scénario écrire, quelle histoire raconter, c’est à New York… C’est la ville où j’ai appris ma façon de faire du cinéma. » – Cédric Klapisch

Klapisch profite par ailleurs de ce troisième épisode pour proposer aux spectacteur une vision intéressante de New York. Une vision qui n’est pas celle du touriste mais qui est comparable à celle d’un habitant de cette ville aussi folle que belle. D’après les dires de certains qui ont la chance d’habiter là-bas, il semblerait qu’il s’agisse d’une vision et d’un rendu à l’image extrêmement intéressant.

 

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