Catham City, griffe de fer et patte de velours

C’est bien connu, un jour les chats dirigeront le monde (et juste après eux, ce sera les poulets). Mais en attendant, ils s’entraînent. Et comme ils sont diablement fourbes malins, ils ont choisi de débuter petit. Par une ville pour être précis. Et cette ville, c’est Catham City. En tout cas, c’est l’histoire que nous raconte Gigamic avec une de ses dernières sorties.

Catham City est donc une ville de chats et comme dans toute ville un tant soit peu démocratique, des élections municipales se profilent. En tant que candidat à la mairie, vous cherchez l’appui des différentes factions qui composent la ville. Seules celles-ci vous donneront l’influence nécessaire pour remporter les élections mais certaines d’entre elles sont moins fréquentables que d’autres. A vous de décider jusqu’où vous êtes prêts à aller pour ceindre l’écharpe maïorale.

Catham City se présente sous la forme d’un jeu de cartes où l’on joue toujours avec cinq factions sur les huit disponibles. Chaque joueur reçoit un certain nombre de cartes en main et ensuite, sept cartes de la pioche sont étalées sur la table et regroupées en factions. Elles constituent le marché. A leur tour, les joueurs pourront prendre autant de cartes qu’ils le souhaitent dans le marché (pour autant qu’elles soient issues de la même faction) ou jouer des cartes de leur main (toujours d’une seule et même faction). C’est aussi simple que ça.Tout l’intérêt du jeu réside dans la façon dont le candidat à la mairie va jouer ses cartes car chaque faction a ses propres règles. Les scientifiques vous feront par exemple gagner deux points d’influence si vous posez trois cartes de leur faction et ils vous permettront en outre de piocher deux cartes supplémentaires. La Mafia quant à elle vous fera non seulement gagner des points mais obligera également les autres joueurs à se défausser de deux cartes ou d’un point d’influence. Vous êtes peu regardant ? Alors, adjoignez-vous les services des hackers, ils vous permettront d’infiltrer le jeu d’un de vos concurrents et de récupérer certaines de ses cartes en plus de marquer des points d’influence. A moins que rien de tout ça ne vous convienne. Alors, il vous restera à faire appel à la confrérie des détectives, à l’union des journalistes, aux policiers, au conglomérat des robochats ou enfin aux bureaucrates. Voilà autant de factions susceptibles de vous apporter leur soutien mais à quel prix…

Bref, vous l’aurez compris, la clef de la victoire (et donc celle du bureau du maire) se cache dans la connaissance que vous aurez des mains de vos adversaires. C’est évidemment le principal intérêt du jeu. Il faut rester attentif aux mouvements de ses adversaires et tenter d’anticiper les factions qu’ils vont jouer pour glaner ça et là quelques points d’influence complémentaires.

En conclusion, avec des parties rapides (moins de 30 minutes) et assez nerveuses, Catham City se révèle un petit jeu agréable et plus stratégique qu’il n’y paraît. Il est de plus bien servi par de jolies illustrations.

Catham City, un jeu de Yuriy Zhuravlev, illustré par Yuriy Yarovoy et édité par Gigamic.

Nombre de joueurs : 2 à 6

Âge : à partir de 12 ans (mais ça marche aussi un peu plus jeune)

Durée moyenne d’une partie : 30 minutes

Acheter Catham City : 17,90 €

 

 

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