July 21, 2018

Dead Rising 4, le test sanglant

Il est loin le temps où le nom Dead Rising suffisait à faire vendre des consoles. Si Dead Rising 3 était un excellent jeu, disponible en exclusivité sur Xbox One dès le lancement de celle-ci, le titre a malheureusement eu un succès mitigé malgré de très grande qualités. Avec Dead Rising 4, les développeurs repoussent encore et toujours les limites de leur massacre de zombies façon série Z. On a préparé nos plus belles armes, et on s’est jeté dans la bataille pour vous.

All I want for Christmas is a crushed zombie

Pour ce Dead Rising 4, c’est l’ami Frank West, héros du premier épisode de la saga, qui est de retour. Légèrement contre sa volonté, il est embarqué dans une nouvelle aventure pleine de zombies, qui le conduit tout droit à… Willamette, la ville de l’opus originel. Concrètement, cela nous permet très vite de comprendre les bases posées par les développeurs : Dead Rising premier du  nom a été le plus apprécié, alors ils font exactement la même chose en multipliant le WTF à tous les niveaux. Et ça se tient comme raisonnement.

On se retrouve donc à errer dans le centre commercial de la ville, là où l’épidémie s’est déclenchée. Comme dans The Division, c’est durant le Black Friday que tout a commencé à partir en vrille, c’est pourquoi les galeries marchandes se retrouvent ultra bondées. Le scénario est, on s’en doute, assez léger, mais va nous faire suivre l’enquête parallèle de Frank West et de son ancienne élève, les deux étant déterminés à découvrir en premier ce qu’il se trame.

La narration a pas mal changé par rapport aux épisodes précédents. Désormais, les « cas » rencontrés ne sont plus limités dans le temps, et on suit une trame beaucoup plus linéaire. Le fameux compte-à-rebours, qui pouvait se révéler assez oppressant pour pas mal de joueurs, a totalement disparu et il est maintenant possible de se balader le coeur léger, et d’exterminer du zombie par palette sans regarder sa montre en permanence. Si cela apporte pas mal de confort, il faut reconnaître que le fondement même de Dead Rising s’en voit chamboulé. Cette situation d’urgence permanente était l’un des principes de base de la saga, et sa disparition le fait un peu rentrer dans le rang. Ce qui est dommage…

Quoi qu’il en soit, le titre pousse encore plus loin le côté parodique et totalement série Z assumé, le tout sur un fond d’ambiance de Noël absolument décalé. Et ça, on aime beaucoup !

Last Christmas, I gave you my head

D’un point de vue du jeu en lui-même, on ne retrouve aucune véritable surprise. Le jeu est un mélange entre le premier épisode et le troisième, les ajouts de ce dernier étant bien évidemment de la partie dans Dead Rising 4. On peut toujours se balader partout dans le centre commercial (mais aussi dans la ville un tout petit peu plus tard dans le jeu), entrer dans toutes les boutiques et bâtiments pour les fouiller et, surtout, récupérer des armes et matières premières. Si dans un premier temps on est content de trouver une batte de baseball dans un magasin de sport (coucou The Walking Dead), on les délaisse assez vite pour créer de monstrueuses armes combos.

Comme avant, il faut dans un premier temps récupérer les plans de ces machines à tuer originales, pour ensuite pouvoir assembler deux armes entre elles. Cette fois encore, les développeurs ont repoussé la folie dans ses retranchements, avec des armes tout bonnement délirantes. De l’épée enflammée à la masse explosive, en passant par le masque de T-Rex cracheur d’acide, il y a de quoi faire. Le concept est le même pour les véhicules qu’il est possible de combiner pour obtenir des moyens de transport destructeurs. De quoi éclater de la chair faisandée en pagaille !

La seule véritable nouveauté en termes de gameplay repose sur les exosquelettes qu’il est possible de voler à la milice du jeu. Quand il s’en équipe, Frank devient super-puissant et peut dégommer tout le monde dans la joie et la bonne humeur. Mieux, il peut transporter des armes qu’il ne pouvait pas utiliser sans cela, voire en créer de nouvelles – en arrachant un parcmètre du sol, conservant au passage le gros bloc de béton auquel il est relié. De quoi faire de gros, gros dégâts. L’utilisation de cet exo est malheureusement limité dans le temps, et les secondes de combat seront précieuses.

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