November 19, 2018

Deadpool, entre rires et larmes

Parmi les personnages Marvel qu’on a hâte de voir plus exploités, Deadpool figure en très bonne position. Alors que le bonhomme en collants rouges débarquera dans les salles obscures courant 2016, le super-héros à l’humour le plus cinglant est d’ores et déjà disponibles sur consoles. Si l’aventure initiale était sortie sur Xbox 360, PlayStation 4 et PC en juin 2013, c’est en fin d’année dernière qu’il est apparu sur Xbox One et PlayStation 4 dans une version remasterisée.

Du début à la fin, le titre développé par High Moon Studios (à l’origine des portages de Transformers, entre autres) va surfer sur le concept de dualité, à l’instar du personnage complètement schizophrène star du jeu. D’un côté, on a Deadpool, un personnage complètement barré que tout le monde se doit d’aimer, si tant est que l’on ne soit pas réfractaire au concept même de l’humour. Le mec est un véritable branleur, obsédé par une chose et une seule : tirer des nanas. Tout au long de l’aventure, Deadpool drague comme un gros lourd, se prend râteau sur râteau. Mais c’est le côté complètement décalé du bonhomme qui fait vraiment marrer : le type est complètement fou, et les deux voix qui sont dans sa tête n’arrêtent pas de proposer des dialogues complètement dingues. Deadpool a aussi l’avantage d’être totalement immortel, ce qui amène à des situations délirantes, comme ce petit mot laissé à son attention à la manière d’un post-it sur un frigo, au détail près qu’il tient ici grâce à un couteau planté en plein coeur. Délirant.

Deadpool Party

Mais ce ne sont pas là les choses qui sont les plus drôles dans le titre. Non, la principale qualité du titre, et du personnage de Deadpool en général, c’est de briser en permanence le fameux quatrième mur. Pour ceux qui ne sauraient pas ce que cela veut dire, Deadpool a en fait complètement conscience d’être un personnage de jeu vidéo et s’adresse très régulièrement au joueur qui le contrôle, ce qui donne des situations complètement folles. L’autre point amusant, qui surfe sur le premier, c’est la relation qu’entretien Deadpool avec les développeurs du jeu, High Moon Studios. Le type est en permanence en train de passer des coups de téléphone à la boîte pour qu’ils modifient certains passages du jeu qui ne lui plaisent pas, se fout de leur gueule quand on débarque dans un égout pour le premier niveau (« super l’originalité les gars ! » et autres remarques du genre). Bref, on se marre du début à la fin, et ce ne sont là que quelques exemples piochés parmi d’autres.

D’un autre côté, alors que l’humour est exceptionnel, le jeu en lui-même, d’un point de vue du gameplay, de la technique ou de tout autre aspect, est franchement mauvais. Graphiquement tout d’abord, le jeu est à des années lumières de ce que nous sommes en droit d’attendre de la génération actuelle de consoles. Tout juste passable sur la précédente, le titre accuse désormais un retard conséquent dont il est difficile de faire abstraction. A cela s’ajoutent pas mal de bugs de collisions, des sauts approximatifs qui nous font retourner dix ou quinze ans en arrière, et surtout un gameplay qui manque cruellement de profondeur. On a très rapidement acheté toutes les armes disponibles, boosté son personnage au maximum, et les différentes combinaisons sont beaucoup trop limitées pour permettre au jeu de rivaliser avec les meilleurs beat’em all. C’est dommage, car avec plus de boulot, le titre aurait pu réellement être intéressant tant le personnage de Deadpool est porteur.

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