September 25, 2018

La dernière pluie, de Antti Tuomainen

Vous avez pu le constater, les auteurs nordiques sont à la mode. Pour en citer quelques uns et pas des moindres, on peut évoquer Camilla Lackberg qui a fait son trou dans le thriller ou encore Jonas Jonasson avec ses livres humoristiques. Aujourd’hui, découverte d’un nouvel auteur – Finlandais, cette fois – avec un nom à découper à la hache : Antti Tuomainen.

La dernière pl1781945-gfuie se passe dans un futur pas si éloigné que ça (et oui, encore un roman « post-apocalyptique » !). Les changements climatiques ont poussé les populations à fuir. Helsinki a été quasi désertée et une pluie souvent drue s’abat quasi continuellement sur la ville. Tapani, lui, n’est pas parti car son épouse, journaliste renommée, a disparu à deux jours de Noël. Guidé par l’amour et en se basant sur les travaux de sa femme, notre protagoniste va remuer le passé de sa dulcinée en partant sur les traces d’un étrange tueur en série afin de tenter de la retrouver. Tout a un prix.

Si vous avez eu peur rien qu’en voyant le nom de l’auteur, alors n’allez pas plus loin. La culture n’étant pas la même, les noms sont assez particuliers, bien que l’on s’y habitue assez rapidement pour les personnages. Le problème réside plutôt dans les descriptions des trajets dans la ville. Les noms sont impossibles à lire et, qui plus est, ces descriptions ne nous avancent pas trop, à moins de connaître Helsinki. Problème de culture, donc.

Concernant l’intrigue, on est dans rien de bien folichon. C’est du classique, mais du classique plutôt bien ficelé. L’action, qui se déroule sur à peine plus de 48h et l’atmosphère oppressante permettent aux pages de s’enfiler assez rapidement dans ce court roman et d’être tenus en haleine. L’originalité repose donc plutôt sur les éléments de toile, qui permettent de nous plonger dans l’ambiance.

Il y a une grosse fausse note pour moi qui repose sur la fin. On la voit arriver comme un éléphant dans un couloir et je la trouve assez bâclée, comme si elle était là car il fallait bien conclure à un moment.

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