Dix petites poupées, B.A. PARIS

L’avis de Céline

Je me replonge dans la plume de l’auteure avec délice car j’avais eu un coup de cœur pour son précédent roman « Défaillance ». Elle revient avec un thriller psychologique qui devient addictif au fur et à mesure des pages qui se tournent.

Finn vit avec Ellen, la sœur de Layla qui a disparue depuis 12 ans. Il avait vécu une année d’amour fusionnelle avec elle, mais l’on découvre que sur le moment de sa disparition plane énormément d’interrogations. Et puis soudain, des petites poupées russes apparaissent à des moments singuliers…que se passe-t-il ?

Finn n’a pas été un personnage agréable, on sent bien qu’il cache son jeu, qu’il n’est pas franc. Dès qu’un peu d’empathie surgissait, l’auteure prend soin de nous distiller le doute. J’ai ressenti de l’énervement dans ses choix et décisions, je ne voulais pas comprendre pourquoi il s’immergeait sciemment dans un monde de cachotteries.

Sa relation avec sa future femme est assez complexe et dans un sens je l’ai même trouvée malsaine à certains endroits du livre. Les sentiments qu’il a pu avoir pour elle et ceux qui le traversent aujourd’hui évoluent de manière opposée mais pour autant il s’en défend, essaye de se convaincre. C’est haletant et nous laisse sur le qui-vive. La possibilité que le fantôme de Layla plane sur eux va mettre à mal tout ce qui est construit, chacun avec ses espérances, ses peurs et son incrédulité.

Tout monte crescendo, on suit les déambulations psychologiques pour s’étonner et essayer de résoudre le tout en même temps que Finn, mais l’auteure est une traîtresse qui ne laisse rien transparaitre, je me suis plusieurs fois prise à son jeu pour me fourvoyer en beauté !

Les détails se jouent dans les mots, dans la perception que la plume veut bien nous laisser entrevoir. C’est magistralement bien orchestré! Madame PARIS est une auteure à suivre de près car elle signe là un roman magnifique qui vous laisse dans l’expectative jusqu’à la toute fin.

L’avis de Sylvine

Layla a disparu il y a douze ans, en pleine nuit, alors qu’elle rentrait de vacances en France avec son petit ami, Finn. Personne ne l’a jamais revue depuis. Lors de l’enquête policière, Finn n’a pas tout dit sur ce qui s’était passé lors de cette nuit. Pas un mot, par exemple, sur la dispute violente qui les a opposés juste avant la disparition de Layla. Depuis, Finn a tenté de refaire sa vie. Avec Ellen, la sœur de Layla. Et cela semble bien fonctionner… Ils ont réussi à braver le regard et les morales des autres…

Jusqu’au jour où le passé resurgit. Quelqu’un affirme avoir aperçu Layla. Et pourquoi les petites poupées russes de son enfance font-elles soudain leur apparition ?

Ce livre capte facilement et très vite toute notre attention. On veut savoir… savoir pourquoi ces poupées… savoir qui les dépose ou les envoie… savoir si oui ou non c’est Layla… tout au long de notre lecture, nos doutes vont de l’un à l’autre…

Le mode d’écriture, passant de maintenant à avant, à maintenant, à avant, etc. nous permet de parfaitement comprendre le déroulé et laisse à notre imagination la possibilité de plusieurs fins… Les personnages clés du livre ne sont pas très nombreux mais suffisants toutefois pour penser que chacun d’eux puisse être coupable ou ait une responsabilité certaine dans ce qu’il se passe…

Ce qui fait que ce livre nous tient vraiment en haleine du début à la fin… qui est pourtant vraiment imprévisible.

L’auteur nous fait réellement passer un agréable moment de lecture, faisant de nous de piètres détectives quant à la suite de ce qu’on lit… on s’imagine tout et n’importe quoi … mais bien évidemment, on reste à côté de la chute finale, ce qui donne tout l’intérêt de cet ouvrage !

A méditer également la dernière phrase de l’épilogue…

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