Egypte mon amour, un roman inspiré des lettres de Lucie Duff Gordon

Ce délicieux roman inspiré des lettres de Lady Lucie Duff Gordon est une fiction tout à fait attachante. Inspirée de la vie, de la personnalité et de l’époque de Lady Gordon, cet ouvrage retrace la vie passionnante de cette anglaise à travers l’amitié de deux personnages : Lady Cécile Glarington, une bourgeoise anglaise atteinte de tuberculose, et Jade, jeune fille issue des quartiers ouvriers d’Angleterre.

Durant les premières pages, premiers chapitres, le lecteur fait la connaissance de Jade. Une fillette dont la famille bascule très tôt lors du décès de son père. Sa mère jusqu’alors femme au foyer, prend la succession de son mari et commence à travailler à l’usine. Le contexte financier difficile dans lequel la famille grandit, oblige la petite Jade à commencer à chercher du travail.

Après avoir effectuer quelques tâches logistiques dans le petit magasin de proximité, elle fait la connaissance de Lady Cécile Glarington. Une dame de la bourgeoisie anglaise, mère de trois enfants. Elle est à la recherche d’une « bonne ». Suite à quelques questions et informations sur la vie de la très jeune Jade, elle décide d’embaucher la jeune fille.

La maladie de Lady Cécile Glarington contraint ce nouveau duo à voyager régulièrement. Les destinations du sud, en particulier l’Afrique, offrent un air plus sec et plus doux, réduisant les symptômes de la maladie. Les allers-retours se font plus fréquents, plus longs, jusqu’à ce que la maladie oblige Cécile et Jade à s’installer définitivement en Afrique. Leurs précédents voyages, leurs précédentes rencontres ont entraîné le choix de l’Egypte. La langue, la culture, les habitants vont constituer une révélation, un coup de foudre. Cécile et Jade ne quitteront plus ce pays.

Vous vous régalerez à lire cette douce aventure, au style délicieux et aux personnages remarquables. Vous vous obligerez, vous aussi à la prise de recul sur le contraste sociétal de l’époque. Une culture anglophone dont le panel de coutumes est bien éloigné de l’esprit chaleureux des égyptiens.

L’auteur n’hésite pas également à rappeler la place de la femme, le manque d’égalité, d’équité, qui suscite encore aujourd’hui de nombreuses vagues. Cet ouvrage est une fiction douce et attachante, dont on pourrait extraire les vestiges d’une forme de morale sur les mondes qui nous entourent.

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