L’artiste Cali, aux multiples facettes, à la fois chanteur (connu notamment pour « C’est quand le bonheur »), compositeur ou encore écrivain nous livre ici son premier recueil de poésie. Si j’avais été emballé par son premier roman « Seuls les enfants savent aimer », les choses ont été différentes avec « Eparpillés ».

Je ne suis pas un expert en poésie, loin de là. Dans le cas présent, je pense que cela a pu desservir les intérêts du livre car je peux être facilement séduit par des rimes, une certaine musicalité des textes lorsque les poètes jouent avec les assonances et allitérations. Ici, pas le temps d’être conquis par tout ce qui peut faire le charme de la poésie à mon sens : les poèmes sont souvent très (trop) courts. Le recueil est présenté comme des « clip de quelques secondes, polaroïd de mots » ce qui me donne plus le sens d’être des pensées couchées sur papier sans travail en aval. Pour la majorité, les poèmes sont en prose, et je dois admettre ne pas être totalement emballé par cette façon d’écrire.

Lorsque l’on connaît le travail et la plume de Cali via ses chansons ou encore ses précédents livres, je pense que la déception de ce recueil est d’autant plus grande. Cependant, tout n’est évidemment pas à jeter avec des textes très réussis comme « Tu as toujours eu ton côté » qui est poème préféré de l’oeuvre, « Le seul souvenir qu’il me restait de toi » ou encore « Le vrai père » qui est une ébauche de la chanson du même nom.

A 18€ le livre et connaissant les capacités de Cali en tant qu’auteur, nous ne pouvons être que déçus du contenu.

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