May 27, 2018

Fight Club 2, le roman graphique

Culte parmi les films cultes, Fight Club est un véritable phénomène pour un très grand nombre de personnes. Ce que peu de monde sait en revanche, c’est que le long-métrage est lui-même tiré d’un roman complètement dingue écrit par Chuck Palahniuk (oui, quelle galère ce nom, c’est une horreur à écrire encore plus qu’à lire !) en 1966, soit plus de 30 ans avant la sortie de l’oeuvre de Fincher avec Brad Pitt et Edward Norton. Des années plus tard, on a enfin droit à la suite, avec le roman graphique Fight Club 2 qui débarque chez Super 8 Editions. 

L’action prend place une dizaine d’années après les événements du premier tome. On y retrouve Sebastian (oui, c’est son nouveau petit nom) en père complètement amorphe, déphasé et shooté aux médicaments pour combattre Tyler Durden, son alter ego destructeur et complètement déjanté. Grâce à ce traitement, le Projet Chaos a disparu, et notre « héros » coule des jours paisibles avec Marla Singer, avec qui il a fini par se marier et avoir un enfant. Manque de bol, Marla commence à s’emmerder sévèrement dans cette vie molassonne qu’elle a toujours voulu fuir, et faire réapparaître Tyler plus ou moins intentionnellement, déclenchant des événements en pagaille.

Concrètement, le bouquin va alors partir dans tous les sens, perdant le lecteur à plus d’une occasion, jouant des allers-retours, des ellipses temporelles ou de phases où Chuck Palahniuk (aaaah) apparaît lui-même, conservant sa fonction d’auteur, et réfléchissant à la façon d’écrire ce bouquin et la direction qu’il souhaite prendre. On brise complètement le quatrième mur, pour des passages totalement fous, différentes fins proposées, mais surtout un délire aussi génial qu’incompréhensible.

Les dessins sont pour leur part réellement magnifiques, allant piocher du côté du film de Fincher pour certains personnages, permettant de s’y retrouver. Le dessin est très réaliste, mais on a surtout beaucoup apprécié les éléments qui viennent s’ajouter aux images et bulles classiques. Les pilules ou pétales de roses posés au-dessus de certains visages, de certaines bulles, comme pour offrir une lecture plus profonde, apportent un cachet dingue au tout, tout en confortant encore l’impression d’anarchie totale qui se dégage de cette lecture.

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