July 19, 2018

Man Of Steel

manofsteel-poster-final-frLa promotion se fait depuis un moment. Il pointe le bout de son point serré, bras tendu et cape au vent à travers toute la ville, sur les abris de bus, des hashtags sur les murs, des affiches publicitaires et une bande annonce à faire rêver, qui annonce un renversement, quelque chose de totalement nouveau à ne pas rater ! Même le nom change complètement.

Man of Steel ou l’Homme d’Acier

Sixième adaptation cinématographique des aventures de Superman. Ce volet recentre l’enfance et le combat de l’homme à la cape rouge, dont l’histoire et la réputation ne sont plus à refaire. Pourtant Zack Snyder, le réalisateur en fait le pari et sort ses caméras. Bien plus humanisé dans cette adaptation, n’oublions pas que sous le beau costume de Superman se cache l’élégant et modeste Clark Kent aux lunettes rétro et à la coiffure bien rangée. Ils ont fait table rase du passé, le film réécrit les plus grands moments de son enfance, ses débuts, sa naissance. N’était‐ce pas un pari trop ambitieux pour Zack Snyder ?

Depuis 1938, on raconte son histoire dans les comics américains. Tout le monde se faisait déjà une image bien précise de Superman. Mais Zack Snyder renverse tout, ou presque du mythe populaire en se basant sur une minisérie des années 1980, qui redéfinit Superman avec des pouvoirs plus limités pour développer les nombreux aspects de son « humanité ». Et ses relations sentimentales avec la célèbre reporter du Daily Planet s’avèrent beaucoup moins féeriques que dans les précédentes adaptations : loin de la fameuse romance difficile et des aveux secrets. Une confiance qui se lie beaucoup trop rapidement. Ce nouveau départ permet surtout de remettre à jour la genèse du personnage et de renverser le couple Superman‐Clark Kent, et de s’intéresser à Clark Kent … et les autres.

Alors même si ici, Clark Kent ressemble bien plus à un terrien, il n’en reste pas moins un homme de Krypton et une grande partie de l’histoire tourne autour de ses racines sur Krypton, qui s’avère en danger. On apprend que toutes les descendances sont conçues in vitro et que Kal‐L est le seul et le dernier conçu biologiquement. Il est alors envoyé sur Terre comme symbole du dernier espoir. On apprend d’ailleurs que le ‘S’ apposé sur son torse n’en est pas un, il s’agit en réalité du symbole de l’espoir, que son père portait déjà. Espoir, qui porte sur son futur combat : exilé par les siens pour trahison et libéré suite à l’explosion de Krypton, le général Zod retrouve finalement la trace de Kal-L et décide de terraformer la Terre pour en faire une nouvelle planète viable pour les kryptoniens. Une guerre éclate, Superman ou plutôt Clark se bat pour rester au près des « siens ». Peut être même jusqu’à retrouve un peu trop d’action dans le film, quitte à abandonner un peu l’intrigue …

Suite à l’idéalisme des scénaristes, qui ont voulu réitérer la parfaite chronologie de Man of Steel, au détriment de l’histoire des personnages. Ils offrent cependant une version plus réaliste, de l’image que l’on se fait de Superman : avec ses faiblesses, ses difficultés, ses sentiments … Tout n’est pas acquis, même pas ses pouvoirs, qui semblent moins l’idéaliser et le rendent plus courageux ! Il se bat pour son devoir et son destin, malgré ses douleurs (la perte de son père, la quête de réponses, sa double vie …).

Une dimension plus humaine et réaliste qu’habituellement et notamment grâce à l’incroyable jeu d’acteur d’Henry Cavill, qui crève littéralement l’écran grâce à sa prestance, à son charisme, bien évidemment son corps d’athlète (Superman oblige) et ses yeux bleus jamais vu chez les acteurs ayant interprétés ce rôle auparavant.

Man Of Steel a plus fait parler de lui par sa promotion, dont la sortie (plus d’un million d’entrées) a fait plus de bruit que ses échos positifs par la suite. Après ‘Batman Begins’ ou encore ‘X‐Men Le commencement’, Man Of Steel s’inscrit ici dans un film lourd en rebondissements, à classer dans les films d’action à côté des combats de ‘Transformers’ ou ‘Les 4 Fantastiques’.

Si pour le public populaire, cette sixième adaptation apparaît comme une histoire plus ou moins bien ficelée, pleine (bien pleine) d’actions ! Pour les amateurs de Superman et les grands fans, c’est un grand chamboulement ! L’écriture change, les points forts diffèrent, l’action et l’histoire avant tout, peu de place pour le relationnel des personnages : dans la peau de Superman ou de Clark Kent, aussi humain qu’on ait pu le montrer … Peu de sentiments et beaucoup de devoirs, autant dans la première partie du film, servant d’introduction au personnage, à sa genèse et à son parcours initiatique, ou dans la seconde servant surtout à assurer le spectacle, certes débordants d’effets spéciaux époustouflants.

Malgré quelques incohérences, Man Of Steel reste un film travaillé pour donner un souffle de renouveau à l’image de Superman et continuer de faire vire ce mythe grâce aux décors, costumes et effets spéciaux impressionnants mis en œuvre, mais aussi aux jeux d’acteurs même secondaires. Un casting bien construit, qui a rompu les traditions et offert un potentiel différent, cependant pas tout à fait exploité.

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