Dans quelques semaines, Iello implantera un très joli arrêt de bus dans vos boutiques de jeux préférées. Get on Board est sur les rails (ou plutôt sur la route) et ne manquera probablement pas d’embarquer de nombreux voyageurs avides de nouvelles sensations ludiques. Tout le monde à bord !

Au cours de notre longue (et belle) carrière de joueur, nous avons été beaucoup de choses : astronaute, tueur d’astronautes, licorne, conservateur de musée, troll et même conseiller du Roi (cœur avec le dilemme). Mais chauffeur de bus, c’est une première ! Aussi, quand Iello nous a proposé de nous mettre au volant d’un gentil monstre d’acier et de parcourir les rues de Londres et de New-York en aidant les petites mamies à rallier l’autre bout de la ville, nous n’avons pas hésité (et nous ne le regrettons pas) !

Ticket (to ride) s’il-vous plaît…

Dans Get on Board, les joueurs incarnent donc des conducteurs de bus qui vont tenter de réaliser la ligne de bus la plus efficace de la ville. Le plateau est recto-verso et les joueurs s’attaqueront au plan de New-York (et à ses éternels bouchons) s’ils sont deux ou trois tandis qu’ils parcourront les rues de Londres s’ils jouent à quatre ou à cinq. En quelques sortes, le jeu s’apparente à un « flip & write » ou plutôt à un « flip & pose ton bâtonnet ». Par là, il faut comprendre qu’à chaque tour, un ticket de bus va imposer un tracé aux joueurs (différent pour chacun d’eux). Suivant ce qui apparaît sur sa fiche, chaque joueur va donc devoir placer un, deux ou trois bâtonnets de sa couleur sur le plan de la ville et ce, en respectant l’éventuel nombre de virages imposés.

Mais bien sûr, il ne s’agit pas uniquement de se promener en profitant du paysage et des coups de klaxon des automobilistes. Ce n’est pas pour ça que la municipalité vous paie après tout ! Lors de chaque étape du jeu, il vous faudra donc garder en tête l’intérêt des usagers en cherchant à ramasser les petites mamies, à conduire les touristes dans les lieux de visite, les employés à leur bureau et les étudiants à leur université. A chaque personnage ou lieu rencontré dans votre tracé, vous allez cocher la case correspondante sur votre fiche. Et si l’anticipation se révélait finalement être la clef du bus de la réussite ?

En dépit de ses faux airs des « Aventuriers du Rail », Get on Board ne vous demandera donc pas de simplement rallier deux points de la ville. Libre (ou presque) à vous de choisir les coins du plateau dans lesquels vous allez promener votre bus pour tenter de faire gonfler vos multiplicateurs de points.

Terminus, tout le monde descend (et tout le monde remonte)

Et pour cause ! A peine la partie terminée, on n’a qu’une seule envie : remonter à bord (et tenter de faire mieux). Get on Board a en effet cet avantage d’offrir des parties rapides mais pourtant non-dénuées de stratégie. Tout en restant simple d’accès (clairement un jeu à placer dans la catégorie familiale), il est calculatoire et fait la part belle à l’anticipation. D’ailleurs, au fur et à mesure des parties (et suivant l’accroissement de nos compétences de chauffeur), on se surprend à calculer la probabilité de voir sortir tel ou tel ticket de bus autant qu’on calcule pour voir si faire le détour pour récupérer la petite dame au coin de Broadway et de la septième avenue sera plus rentable que de déposer tout de suite nos quelques touristes au musée Guggenheim.

Bref, Get on Board est un jeu malin, original, accessible et qui pourtant vous fera un peu chauffer les neurones. En plus, il est doté d’une direction artistique très réussie (mention spéciale aux tickets de bus poinçonnés) et d’un design résolument vintage qui le rendent très séduisant. Pour tout cela, nous ne pouvons donc que vous encourager chaudement à vous glisser dans les meilleures places de l’abribus en attendant son arrivée !

Get on Board, un jeu de Saashi, illustré par Monsieur Z et édité en France par Iello.

Nombre de joueurs : 2 à 5

Âge : dès 8 ans

Durée moyenne d’une partie : 30 minutes

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