May 22, 2018

Halo 5 : Guardians

Si Sony peut compter sur Nathan Drake et sa compilation Uncharted pour proposer à ses joueurs l’une de ses licences majeures pour la fin de l’année, Microsoft et sa Xbox One tapent très fort en cette fin d’année avec l’arrivée sur le devant de la scène du tout nouvel épisode de sa série phare, Halo 5 : Guardians. Un épisode annoncé plus sombre par les équipes de communication de la firme, qui se veut donc encore un peu plus mature. Qu’en est-il réellement ?

Perdu dans l’espace

Pour cette nouvelle aventure, les équipe de 343 Industries ont continué sur la voie qui leur a semblé la plus intéressante, à savoir un contenu qui pourrait satisfaire à la fois les fans les plus hardcore de la saga tout comme ceux qui débarquent dans la série avec ce cinquième épisode. En effet, alors que la Xbox One est un peu à la peine, Microsoft ne peut écarter le grand public et il est important de ne pas perdre les joueurs lambda. Cependant, à vouloir contenter tout le monde, les scénaristes ont malheureusement tapé un peu à côté, dans les deux cas. Ainsi, les fans de l’univers étendu de Halo (romans, BD, etc.) seront un peu déçus du fait de la richesse non exploitée, ou en partie seulement, et ne manquerons pas de noter certaines incohérences par rapport à des points précis qu’on vous laisse noter pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. En revanche, les néophytes risquent une fois encore de se perdre dans un univers complexe, et notamment quant aux relations entre la Blue Team et Osiris qui sont posées sans être réellement expliquées. D’un point de vue global, la promesse d’un véritable antagonisme entre les deux personnages principaux de cette aventure,  Master Chief et Locke (souvenez-vous des campagnes #TeamLocke et compagnie sur Twitter), est elle aussi assez peu tenue et bien trop mise en retrait au fil du jeu. Les puristes de la saga seront également quelque peu déçus du ratio de temps de jeu entre les deux personnages qui penche sans doute un peu trop vers Locke, à la poursuite du Master Chief.

En dehors de cela et des quelques petites déceptions, il faut bien reconnaître que l’aventure est réellement plaisante à jouer et que le scénario est bien ficelé. Une fois la campagne bouclée, on se pose et digère tout cela, pour un sentiment réellement plaisant. On se remémore avec plaisir les moments que l’on vient de passer, et on ne peut qu’apprécier le rythme soutenu de l’aventure, les véritables claques prises par moments et des temps forts présents en nombre. La construction de l’aventure est excellente et on ne s’ennuie jamais, les temps faibles servant à reprendre son souffle avant des passages toujours plus mythiques.

Des souvenirs qu’il sera, comme toujours, possible de partager avec un ami en écran splitté. Nouveauté de cet opus en revanche, la possibilité de jouer l’intégralité de la campagne à 4 en coopération en ligne. Le jeu a été pensé de cette manière puisque, même si vous jouez en solo, des partenaires contrôlés par l’IA seront de la partie. Ne comptez donc pas spécialement sur la présence de vos amis pour simplifier la partie, puisque le jeu adapte son niveau de difficulté en fonction du nombre de joueurs présents. Certains passages bien compliqués – notamment dans les niveaux de difficulté les plus élevés – seront toutefois un peu plus simples à gérer avec des actions coordonnées, et de belles phases de jeu sont à prévoir !

Le level design de ce Halo 5 : Guardians a été totalement repensé pour offrir toujours plus de possibilités aux joueurs, et ce en grande partie grâce aux ajouts au niveau du gameplay. L’incorporation d’un dash, la possibilité d’escalader les plates-formes situées en hauteur ou de sprinter sans limite, mais aussi l’ajout de deux coups spéciaux, la charge Spartan et le coup de poing piqué, permettent d’apporter une variété bienvenue. Conséquence directe de ces ajouts, les niveaux gagnent en verticalité et en passages « secrets », permettant de mettre en place un assaut depuis différentes positions en simultané. Imaginez le topo : un sniper va pouvoir escalader et se positionner sur la partie haute de la map pour avoir un bon visuel et shooter à tout va. Pendant ce temps, un second joueur va utiliser la charge Spartan pour briser un mur fragile et prendre l’ennemi sur son flanc. A côté de ça, un troisième va lancer un assaut frontal pour occuper tout ce beau monde, tandis qu’un dernier jouer va lui aussi escalader avant de lancer un coup de poing piqué depuis les hauteurs pour infliger de gros dégâts de zone. Bref, les possibilités sont nombreuses et les situations toujours intéressantes à jouer. Un régal !

Entrez dans l’arène

Ce qui fait le sel de la saga Halo, aussi bonnes que soient les campagnes, reste bel et bien le multijoueur. Inventeur du matchmaking, Halo avait à se rattraper après un quatrième épisode pitoyable – au moins à son lancement – en terme d’expérience multi, avec des parties injoignables avant plusieurs minutes, des déconnexions régulières, … Force est de constater que les développeurs ont accompli un véritable bon boulot pour revenir à leur standard de qualité, et ça fait du bien.

En jeu, on retrouve tout ce qui fait le charme de Halo. Le mode Arena propose les modes de jeu classiques, à savoir Assassin, Capture de Drapeau ou SWAT Magnum pour ne citer qu’eux. Un petit nouveau fait son apparition, le mode Elimination dans lequel chaque joueur dispose d’une vie tandis qu’un drapeau se situe au milieu de la map. L’équipe qui gagne est celle qui ramène le drapeau à sa base ou qui parvient à éliminer l’ensemble des joueurs adverses. Ca fonctionne extrêmement bien et on prend son pied, comme toujours ! En termes de maps, elles sont comme toujours très bien conçues d’un point de vue ludique, mais on a regretté la présence de trop nombreux décors « industriels » sans véritable charme, et c’est un peu dommage.

A côté de ça, Halo 5 : Guardians propose un mode Warzone très bien foutu, qui voit s’affronter deux équipes de 12 joueurs sur des maps de grandes tailles, dans des parties à objectifs (prise de base, élimination d’un boss adverse, …). Des IA accompagnés de boss sont également présents sur la map, ce qui donne des affrontement absolument dantesques. Mais le petit bonus du mode Warzone, c’est la présence du système de réquisition, que l’on peut comparer quelque peu aux bonus de série d’élimination de Call of Duty, par exemple. En engrangeant des points, il est ensuite possible de faire appel à des armes de plus en plus puissantes, des véhicules destructeurs. L’intensité des parties va donc crescendo, passant des batailles aux petits flingues aux assauts de chars Scorpion en fin de bataille ! Warzone est réellement excitant et intéressant, mais il est nécessaire que chacun comprenne bien son rôle et joue le jeu pour que les parties soient intéressantes.

Allez, on finit avec le traditionnel petit mot sur la partie technique. A ce niveau, on reste quelque peu sur notre faim d’un point de vue graphismes. Si certains effets de lumière sont littéralement à tomber par terre, on regrette que la qualité ne soit pas d’un niveau équivalent sur l’ensemble du titre. Certaines textures sont ainsi assez grossières, tandis que la végétation reste un peu en-dessous du reste. On a également eu droit à quelques soucis de popping qui font toujours un peu tâche, surtout pour un jeu AAA. A côté de cela, la promesse du 60 images par seconde est tenue de belle manière. Enfin, côté son, c’est un véritable sans faute, comme toujours avec la saga. Les musiques sont tout bonnement incroyables, qu’il s’agisse des nouveaux thèmes comme des anciens, réorchestrés pour l’occasion. Les bruitages sont eux aussi parfaits, tout comme les doublages français de qualité. Un très bon point !

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