September 22, 2018

Handball 16, faute technique

Le handball prend une place de plus en plus importante sur le devant de la scène, avec un public de plus en plus friands de retransmissions télévisées. Forcément, on a commencé à voir débarquer sur consoles les premiers jeux nous permettant de nous essayer à la discipline. En cette fin d’année, c’est Big Ben Interactive qui revient sur le devant de la scène avec Handball 16, premier épisode de leur série à voir le jour sur consoles de nouvelle génération. Et là, c’est le drame.

Dès le lancement de la galette, on sent que l’on est face à un jeu au budget extrêmement limité. On est bien évidemment à des années lumières d’un NBA 2K16 ou d’un FIFA 16, et ce à tous les niveaux. Le menu principal est digne d’un nouvel opus de Retour vers le Futur, et nous propose un bon dans le passé assez sévère pour les joueurs que nous sommes. Globalement, le soft accuse un retard d’une quinzaine d’années, et tous les aspects du jeu sont à revoir. Esthétiquement, c’est horrible : la navigation est pataude, on a le droit à des saccades au moment de la sélection de l’équipe, la musique d’ambiance nous décape le cerveau. Une fois que l’on a fait son choix parmi les 4 malheureux modes disponibles (Carrière, Saison, Amical ou Match en ligne), on passe dans le vif du sujet.

Et là, PAN. Ça nous fait l’effet d’un gros coup de surin dans la nuque. Graphiquement, c’est absolument honteux et on se croirait revenu deux générations de consoles en arrière. C’est laid à en espérer qu’une fourchette nous passe à portée de main pour pouvoir nous crever les yeux de désespoir. Les animations sont absolument calamiteuses, sans aucune transition entre elles et nous font perdre toute foi en l’humanité. Le gameplay est pour sa part complètement dépassé, avec des possibilités ultra limitées, des contacts difficiles à gérer, des tirs absolument scandaleux.

Il n’y a que la médiocrité des commentateurs, qui ne parviennent pas à égaler les performances du duo oeuvrant sur ISS 64 – qui pourra donner une petite lueur d’espoir aux développeurs, comme pour se raccrocher au fait qu’il existe quelque part sur Terre quelqu’un de plus mauvais qu’eux. Comment des développeurs peuvent-ils décemment proposer un jeu aussi mauvais, surtout en affichant un prix de vente de 60 euros ?! A l’approche des fêtes de fin d’année, on se met à la place des personnes qui, n’y connaissant rien en jeux vidéo, vont vouloir offrir ce jeu à leur enfant amoureux de ce sport. Une véritable honte.

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