September 25, 2018

Harry Potter et l’Enfant Maudit

L’un des événements littéraires de cette fin d’année est arrivé : le « huitième » tome d’Harry Potter est sorti. Harry Potter et l’Enfant Maudit, c’est son nom, est en fait la version papier d’une pièce de théâtre qui cartonne en Angleterre depuis le 31 juillet dernier. Autant dire que la prudence est de mise face à l’emballement qu’a pu susciter cette sortie en librairies. Voici mon avis sur cette nouvelle aventure dans le monde des sorciers.

Autant le dharry_potter_et_l_enfant_mauditire tout de suite, j’étais très sceptique par rapport à la manière dont a été présenté Harry Potter et l’Enfant Maudit avant sa sortie. D’ailleurs, la couverture créé une filiation directe avec les sept livres de la saga originale en posant cet opus comme « la huitième histoire » sur sa quatrième de couverture. Mettons immédiatement les choses au point : Harry Potter et l’Enfant Maudit n’est pas le huitième tome de la saga. Il ne s’inscrit ni dans le même registre, ni dans la même démarche. J.K. Rowling n’a d’ailleurs pas écrit l’histoire seule, sûrement par besoin d’une véritable expertise de ce que doit être le texte d’une pièce de théâtre.

Mais alors, est-ce que ça fait de ce livre une mauvaise histoire ? Heureusement, non. En fait, ce qui est assez admirable dans la façon dont est racontée l’histoire, c’est qu’elle pourrait très bien être du J.K. Rowling pur jus sans que la différence saute aux yeux. Ce ressenti vaut d’ailleurs peut-être beaucoup au fait que Jean-François Ménard – le traducteur de toutes les histoires liées au monde des sorciers de Rowling – soit encore à l’œuvre.

En bref, beaucoup se rappellent du ressenti qu’ils avaient à chaque sortie d’un nouvel opus : la plupart n’arrivaient pas à s’arrêter avant d’avoir vu le bout de l’intrigue. Eh bien, je me suis pris à ressentir la même chose malgré tout ce que j’ai exposé dans mon premier paragraphe. Soyons d’accord, je ne renie rien de ce que j’ai dit précédemment : je ne considère pas cet opus comme un Harry Potter 8 à part entière, mais il faut admettre que l’habileté dans la façon de raconter l’histoire et la manière d’exposer le cadre des scènes permettent de s’immerger comme on aurait pu le faire dans un roman.

L’un des autres points qui appuient mon ressenti vient également du fait qu’on ne suit pas directement Harry, cette fois, mais plus son fils et sa propre expérience de Poudlard et du reste du monde des sorciers. Même si notre héros préféré reprend une importance capitale au fur et à mesure du récit, il ne s’agit pas du personnage principal de l’intrigue. Le développement des personnages est, d’ailleurs, très intéressant et plutôt subtil. L’évolution des relations entre les figures déjà connues est également très bien faite – Drago Malefoy/Harry Potter, par exemple.

Dans le dernier paragraphe, je vais évoquer quelques points du scénario, donc ceux qui ne veulent pas en savoir plus peuvent déjà se rendre en conclusion.

L’intrigue globale se rapproche du fan service mais réussit un petit exploit selon moi : elle ne va pas trop loin dans cette voie. De mon point de vue, l’équilibre entre l’apparition de personnages que l’on n’attendait pas forcément – Cédric Diggory, Rogue ou Voldemort, entre autres – et le réalisme du scénario est presque idéal. Les difficultés d’Harry en tant que père sont également très bien mises en avant et les dilemmes psychologiques qui en découlent m’ont fait penser aux meilleures heures de la saga – cet aspect était particulièrement bien retranscrit dans L’Ordre du Phénix. Autre petit exploit, Harry Potter et l’Enfant Maudit parvient à créer une histoire de voyage dans le temps qui est relativement cohérente et sans problème de logique majeur, d’autres œuvres importantes ne sont pas forcément parvenues à le faire c’est donc à signaler.

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