May 23, 2018

Battlefield 4 – Xbox One

Habituellement, j’ai toujours eu un petit faible pour la série Call of Duty plutôt que pour Battlefield mais, avec l’arrivée de la Xbox One, je me suis dit que j’allais tenter de basculer afin de me plonger dans le jeu signé Electronic Arts, même si mon coeur appartenait toujours à COD. Après tout, c’est ce qu’il s’est passé lorsque FIFA a pris le pas sur PES : on essaye d’abord une fois, à contre-coeur, puis finalement on ne peut plus s’en passer au fil des matchs ! Peut-être que ça va prendre de la même façon avec Battlefield 4. 

Voilà le premier moment où vous vous arrêterez pour contempler les décors. Magnifique.

Voilà le premier moment où vous vous arrêterez pour contempler les décors. Magnifique.

Xbox One oblige, je lance l’installation du jeu qui prend un peu de temps, comme d’habitude. Le temps de faire un petit match de FIFA en ligne qu’une notification me signale que je peux commencer la campagne solo en attendant que l’instal me permette de jouer au titre complet. Adjugé, c’est donc par là que je vais commencer. Et immédiatement, au bout de quelques minutes, c’est la grosse claque dans ma gueule. BIM, sans respect. Techniquement, le jeu est vraiment magnifique et à mille lieux de ce qu’on peut voir sur l’ancienne génération de console (j’ai pu tester le jeu sur PS3 également). Je n’ai pas de comparaison à faire avec le monde du PC que je ne gère pas assez bien, mais on est sur une très, très belle performance. Deux choses m’ont particulièrement bluffé : la modélisation des visages que j’ai trouvé impressionnante, et particulièrement sur le visage d’Irish, le black de l’équipe Tombstone. L’autre point, ce sont les effets de lumière, couplés à des détails saisissants. La première scène véritablement contemplative intervient assez rapidement, lorsque l’équipe débarque sur les hauteurs d’un chantier : des gratte-ciels en construction reflètent la lumière du soleil, un vol d’oiseaux rend la scène incroyablement vivante, la profondeur de champ est folle. Bref, je trouve qu’on ressent clairement le changement de génération sur ce genre d’expériences, et ça fait plaisir.

A côté de ça, Battlefield 4 est assez sympathique dans sa partie solo. Une campagne qui ne durera malheureusement que 5-6 heures pour ceux qui ne prennent pas spécialement leur temps, avec des missions que j’ai en revanche trouvé assez inégales. J’ai par exemple trouvé une mission où il faut « s’infiltrer » sur un bateau en train de couler ennuyante au possible, alors que d’autres sont bien plus captivantes, qu’il s’agisse de se la jouer discret ou de foncer dans le tas ! Les mécaniques sont classiques pour la série avec une alternance entre phases à pieds et en véhicules (que ce soit sur terre, sur mer ou dans les airs !). J’ai beaucoup aimé la fonctionnalité qui permet d’utiliser Kinect pour demander à ses équipiers de foncer sur les ennemis. Ca fout vraiment un côté chef d’escouade excellent ! Mis à part ça, c’est très classique et convenu, mais efficace tout de même !

La modélisation des visages laisse parfois sur le cul !

La modélisation des visages laisse parfois sur le cul !

C’est sur le multi que le jeu prend tout son intérêt bien évidemment. Première bonne nouvelle, c’est la présence de parties à 64 joueurs (et même 66 avec le retour des Commandeurs !) sur cette version Xbox One, alors que les versions 360/PS3 se contentaient de 24 joueurs. Alors que je trouvais les cartes beaucoup trop grandes sur ces versions, là les batailles prennent tout leur sens. Dès le début de la partie, ça part dans tous les sens, les hélicos déposent les soldats au sol en plein milieu du combat, les avions passent en rase-motte en canardant tout le monde, les chars tirent à vue. Bref, c’est véritablement la guerre et survivre demande beaucoup de talent/réflexes/chance (rayer la ou les mentions inutiles). Forcément, le tout en devient assez « confus » et il est à mon sens très dur d’être débutant sur un tel titre, d’autant que comme d’habitude les armes, véhicules et autres gadgets s’améliorent au fur et à mesure que l’on joue. Moi qui débarque de Call of Duty avec un niveau plutôt correct, je me suis retrouvé à me faire laminer de partie en partie sur BF4 et, honnêtement, mon ego en a pris un coup. Battlefield est une série qui se dompte au fil des heures là où Call of Duty, à mon sens, propose un plaisir plus immédiat et plus intense. Même si j’apprécie énormément de pouvoir utiliser des véhicules pour traverser la map à toute blinde, les quelques fois où on se retrouve à devoir marcher d’un bout à l’autre de la carte parce qu’un connard s’est barré avec la dernière Jeep m’ont vraiment foutu les boules et m’ennuient beaucoup. Mis à part ça, j’ai adoré le principe de levolution, contraction des mots level et évolution, qui fait que chaque partie est différente. En effet, le climat peut changer en cours de partie, on peut prendre un char pour exploser des bâtiments entiers ou activer certains interrupteurs pour faire évoluer la physionomie du champ de bataille. Ca apporte un plus incroyable aux parties, vraiment !

En bref, ce Battlefield 4 me laisse avec un sentiment mitigé dans l’immédiat, essentiellement du au fait que je sois une grosse brêle en mode multi. Je n’ai pas encore abdiqué pour autant et je vous invite à me rejoindre sur le Xbox Live pour quelques parties bien sympatoches, mais ce n’est pas cette année encore que la série d’EA me fera oublier COD, mon premier amour. Quoi qu’il en soit, les fans de la licence seront pour leur part aux anges, le titre reprenant tout ce qui fait sa marque de fabrique avec des combats à très, très grande échelle pleins de véhicules et de trucs qui explosent de partout. Mais bon, comme dirait Rambo, « c’est pas ma guerre Colonel ! ». 

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