July 16, 2018

Shadow Warrior

shadow-warrior-jaqShadow Warrior c’est le FPS qui n’a pas peur de se salir les mains. Nous connaissions 3D Realms pour avoir développé Duke Nukem 3D, mais nous oublions parfois un peu vite qu’ils ne se sont pas bornés à ce titre, puisqu’en 1997 est sorti l’épisode original de Shadow Warrior, qui avait eu un certain succès critique à l’époque. Ce reboot/remake a-t-il de quoi faire aussi bien ou même mieux ?

Facile de reconnaître la patte Duke Nukem, puisque ce reboot, au même titre que l’original, est tout sauf un jeu qui se prend au sérieux, et cela plusieurs aspects nous le montrent. Le côté sanglant très exagéré des affrontements saute tout de suite aux yeux d’autant plus que la première arme que vous allez utiliser est le katana. Cette exagération totalement assumée fait partie de ce côté complètement dingue du jeu (oui, c’est rare de découper quelqu’un en deux avec un seul coup de katana, enfin, je crois …).

La cuisson : saignant, à point ?

La cuisson : saignant, à point ?

Deuxième côté un peu « WTF » de Shadow Warrior : les dialogues et plus généralement le développement de ses personnages. La relation entre Lo Wang (le héros) et Hoji, un démon enfermé dans un masque, attaché à votre ceinture et qui vous parle tout au long de l’aventure (ça nous rappelle un peu Navi dans Ocarina of Time, on aurait adoré pouvoir lui mettre sur la tronche, d’autant plus que le bougre est beaucoup moins courtois!). Un autre bon point, un patch permettant d’avoir les sous-titres français est désormais disponible, permettant de comprendre toute l’étendue de l’irrévérence des protagonistes.

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Prêt à découper du chintok ?

Graphiquement et pour peu que l’on possède une machine béton, les graphismes sont très réussis. Dès les premières minutes et votre entrée dans un jardin dans la plus pure tradition chinoise, vous êtes harponné. En bref, si techniquement il y a mieux, la direction artistique a fait des merveilles. L’une des caractéristiques du soft est de se doter d’un scénario qui se laisse bien suivre, en comparaison de pas mal d’autres jeux du genre. Même si le tout traîne un peu en longueur durant les 17 à 20 heures que nous avons mis selon le mode de difficulté, c’est un effort louable.

Niveau gameplay, Shadow Warrior est un jeu plein de paradoxes. Il dispose d’un côté très original avec les combats au katana qui prennent une bonne place et le font se démarquer, tout en proposant des armes à feu qui restent très classiques. Dans le même ordre d’idée, les pouvoirs disponibles le sont très rapidement, nous débloquons tout assez vite (contrairement aux armes), et une fois tout découvert, la fantaisie et la surprise retombent assez vite. Dommage, tant le potentiel est là !

Enfin, et pour conclure sur ce Shadow Warrior, nous reconnaissons bien là le talent des équipes de Flying Wild Hog, développeurs du très bon Painkiller et qui nous servent un remake de très bonne qualité. Les fanatiques du titre original ne peuvent qu’apprécier et les nouveaux venus ont enfin droit à un des rares FPS qui tentent de sortir du moule imposé ces dernières années par Activision et EA avec leurs blockbusters Call of Duty et Battlefield/Medal of Honor. Un petit courant d’air frais dans le domaine.

 

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