May 24, 2018

La mauvaise pente, de Chris Womersley

Lee, un petit voyou d’une vingtaine d’années, se réveille dans un hôtel miteux, à la périphérie d’une grande ville australienne, avec une balle dans le ventre et une valise pleine de billets, sans avoir le moindre souvenir de ce qui a bien pu se passer. À son chevet, Wild, un médecin morphinomane qui tente d’échapper au désastre de sa propre existence. Les deux hommes établissent vite une camaraderie de circonstance et décident de trouver refuge dans une maison à la campagne.

Une intimité malhabile se noue entre les deux hommes qui revisitent inévitablement le passé auquel chacun tente d’échapper : Lee est hanté par son séjour en prison, Wild fuit un procès pour erreur médicale. Mais Josef, un gangster vieillissant, s’est lancé à leurs trousses bien décidé à récupérer l’argent et à s’occuper une fois pour toutes de Lee.  Trois hommes face à eux-mêmes et à une vérité qu’ils auraient préféré ignorer.

livre_la_mauvaise_penteTout commence dans un motel. Lee, un jeune voyou vient de se faire tirer dessus. Wild, un ex-médecin morphinomane fuit la police. Ils ne se connaissent pas mais tous les deux vont devoir s’unir pour pouvoir s’enfuir. La cohabitation de ces deux fugitifs, fera resurgir de vieux souvenirs qui nous amèneront à comprendre leur situation dans laquelle ils se trouvent.

Un roman assez décevant pour ma part. Chris Womersley est un génie dans l’art du maniement des mots, oui. Chaque mot est choisi avec minutie et chaque phrase n’est pas écrite par hasard, à la va-vite. Sa plume est belle, les mots sont forts et leur cohérence aussi. D’ailleurs, bravo à la traductrice qui nous a parfaitement retranscrit ce roman.

Mais, en ce qui concerne le scénario, c’est très mitigé pour ma part. Les personnages sont loin de nous transporter, on ne s’attache ni à eux, ni à leurs souvenirs, et encore moins à leur désir. L’histoire est lente, peine à arriver. L’action est rare et est souvent trop détaillée au point que cela ne devienne plus de l’action mais plutôt une scène de description parmi tant d’autres.

Malgré un scénario assez décevant, l’auteur nous fait découvrir grâce à sa belle plume la noirceur, la cruauté, l’inhumanité que seuls l’addiction, le meurtre et la solitude peuvent entraîner. Ainsi, certaines scènes sont dures à lire et ne manquent pas de nous révulser.

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