November 12, 2018

Le Labyrinthe

Si vous vous êtes salement ennuyé devant les deux premiers opus d’Hunger Games, que vous êtes passé à ça de vous taillader les veines devant l’absurdité de Divergente, alors peut-être réussirez-vous à trouver un peu de réconfort devant Le Labyrinthe, première réalisation du jeune Wes Ball.

Hollywood n’en finit plus d’adapter des romans dystopiques ! Le Labyrinthe, adaptation d’un roman de science-fiction de James Dashner, en est la dernière victime. Ce premier volet raconte comment Thomas, sans souvenir du monde extérieur à l’exception de rêves étranges et pris au piège au sein d’un labyrinthe géant avec d’autres personnes, va tenter de trouver un moyen de s’échapper.

Autant vous le dire, j’avais très peur d’assister à une purge sans nom, d’autant plus que les comparaisons avec Cube (1997) et Hunger Games pouvaient en faire pâlir plus d’un. Rassurez-vous, ces comparaisons ne sont que purement commerciale, histoire d’attirer le neuneu underground et le neuneu bisounours afin d’assister (qui sait ?!) à un possible choc des cultures. Soyons tout de même réaliste, Le Labyrinthe n’est pas un bon film mais possède tout de même la capacité d’accrocher son spectateur à son sujet et même de le divertir. Chose étrange d’ailleurs puisqu’on ne peut pas dire qu’il s’y passe grand chose en terme de rebondissement. Si dans une première partie, le réalisateur arrive à faire ressentir du mystère à propos du labyrinthe, les problèmes s’avèrent vites résolus par la suite !

Le Labyrinthe reste un film bien rythmé avec peu de temps morts ce qui permet au spectateur de ne pas sombrer dans l’ennui. Un scénario simpliste mais efficace mettant en scène des personnages aux caractéristiques classiques sans pour autant tomber dans la caricature nauséabonde. Alors oui, il y a toujours l’élu (Dylan O’ Brien), la belle (Kaya Scodelario), le sage (Aml Ameen), la tête de têtard (Will Poulter) et j’en passe, mais pour une fois cet ensemble semble un peu plus subtil et un peu plus travaillé que d’habitude. Et surtout, le réalisateur nous évite une énième histoire d’amour inutile, mielleuse et  banale. D’ailleurs, je l’en remercie !

Deux points noirs viennent tout de même tâcher le film. Tout d’abord, une réalisation souvent brouillonne lors des scènes d’actions. Les cadrages et le montage font que parfois, on ne comprend pas très bien ce qu’il se passe à l’écran. Et puis surtout, et cela m’exaspère, un fin digne d’une série TV ! OK, il y aura surement 2 suites (voir 3 si le dernier volet est coupé en deux) mais on le sait avant même de voir le film. N’était-il pas possible de proposer au spectateur une vraie fin ? De penser une séquence finale appartenant au langage propre du cinéma ? Force est de constater que quelqu’un au sein de la production du film n’était pas de cet avis. Un cliffhanger niveau zéro en soit !

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