September 22, 2018

Le prix SNCF du Polar 2014

L’été pointe son nez, le temps est venu de sélectionner les bouquins qui accompagneront les voyages. Ça tombe bien, ce 27 mai dernier vient d’avoir lieu le Prix SNCF du Polar 2014. Il s’agit de la 14ème édition de ce qui est devenu le premier prix de lecteur en France. Pour cette année, c’est 25 000 votes qui ont permis de définir 3 lauréats dans 3 catégories : roman, bande dessinée et court métrage.

Jean-Pierre Dionnet et Frédéric Ferrer ont ainsi remis les trophées aux auteurs gagnants ou leurs représentants au cours d’une superbe cérémonie à l’Institut du Monde Arabe. Un point d’honneur peut être mis sur la qualité de la présentation des œuvres sélectionnées: du sand-art pour les romans, et une mise en animation de vignettes pour les bandes dessinées. Agréable à admirer et efficace.

Ont donc été récompensés :

  • “Yeruldelgger” de Ian Manook (Patrick Manoukian) dans la catégorie roman
  • “Mon ami Dahmer” de Derf Backderf dans la catégorie bande dessinée
  • “Penny Dreadful” de Shane Atkinson dans la catégorie court métrage

Yeruldelgger de Ian Manook

Derrière ce nom imprononçable se trame un excellent thriller qui a déjà reçu plusieurs prix (quai du polar, 20 minutes). Ian Manook, dans cette enquête, fait voyager le lecteur en Mongolie, pour suivre le commissaire Yeruldelgger dans une terrible affaires d’enfanticide. Ce jeune corps enfoui dans les steppes réveille chez lui le douloureux souvenir de  l’enlèvement et l’assassinat de sa fille plusieurs années auparavant, et avec laquelle semble se cacher un lien. Des secrets de pouvoir et d’argent qui le mèneront à découvrir de bien plus atroces vérités.

Mon ami Dahmer de Derf Backderf

L’histoire vraie de l’enfance de l’auteur lorsqu’il était ami avec Jeff Dahmer, tristement célèbre tueur en série américain surnommé le tueur cannibale. Dans ce livre, il n’est pas question d’enquête ou de meurtre, mais plutôt de la narration de fait autour de la vie d’un enfant “presque” ordinaire. Il y a des signes, des évènements déclencheurs, beaucoup de témoins, était-il possible de prévenir ces 17 crimes ? L’oeuvre n’apporte pas de réponse mais ouvre à la réflexion, et surtout suscite énormément d’empathie. Un reportage accentuerait sur l’aspect psychopate, dangereux et ignoble de ce coupable de monstruosité. Or lorsqu’on referme cette bande dessinée le sentiment éprouvé est plus proche de la tristesse, de la navrance pour ce Dahmer, que de la haine et de la peur. Véritablement un ouvrage surprenant et marquant que j’ai dévoré avec plaisir en une journée.

Penny Dreadful de Shane Atkinson

Une histoire de kidnapping, ça finit rarement bien, et encore moins souvent comme dans Penny Dreadful. Tout commence d’un simple enlèvement qui tourne au cauchemar à la suite de quelques gaffes et un syndrome de Stockholm un peu particulier. Simplement ce court métrage est un délice de 18 minutes et la fillette, impressionnante actrice presque inquiétante, est drôle et bluffante. On a là un film de qualité tant dans l’image, dans le scénario et le jeu d’acteur, le tout sans manquer d’humour. A voir absolument!

 

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