November 16, 2018

Les curieuses rencontres du facteur de Skogli, de Levi Henriksen

Le bonheur est dans le fjord. On avait déjà croisé le rocker norvégien Levi Henriksen avec un roman noir et froid : « Du sang sur la neige ». Pas tout à fait un polar et presque un coup de cœur.

Nous revoici donc à Skogli, toujours dans le même village, « un village que Dieu a caché », mais pour un roman bien différent du précédent. Qu’auriez-vous fait si, en rentrant un peu plus tôt chez vous le jour de votre cinquième anniversaire de mariage, vous aviez découvert une voiture que vous ne connaissiez pas dans l’allée ?

Simon Smidesang, lui, décide de tout plaquer : femme infidèle bien sûr pour commencer mais aussi maison, boulot de journaliste, et tout ce qui va avec. Du jour au lendemain (ou presque), le voici désormais facteur dans la petite bourgade de Skogli. Lui qui jusqu’ici écrivait, le voici qui distribue désormais de la lecture. En dépit des apparences, ce n’est pas si différent et il continue ce qu’il sait si bien faire : bavarder avec ses concitoyens. Il faut dire qu’il rédigeait des portraits de société dans son journal. Un aimant à barjots, c’est même ce que disait de lui ses anciens collègues d’Oslo. Alors, comme tout bon facteur, il se met à découvrir les administrés de Skogli et à « faire dans l’humain » (c’est le slogan de la poste norvégienne).

Certains de ses concitoyens vont se révéler pour le moins curieux et Simon se met à jouer les Columbo (le faux naïf qui mène l’enquête) pour découvrir la face cachée des habitants les plus étranges de Skogli. Quant à nous, on découvrira la face cachée de Simon lui-même et de sa propre vie.

Fraîcheur de la nature loin de la grande ville d’Oslo, fraîcheur des rapports humains loin du stress citadin, la partition est connue, jouée et rejouée et l’auteur n’apporte pas une voix vraiment nouvelle. « Les curieuses rencontres du facteur de Skogli » est un petit roman sans prétention mais sans grand intérêt non plus. Il se lira plaisamment dans le métro mais ne vous emmènera guère plus loin que la station de Skogli. Un petit bouquin pourtant postérieur à l’excellent roman noir que fut « Du sang sur la neige » et qu’on vous recommande … chaudement.

Pour celles et ceux qui aiment la fin de l’hiver.

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