May 22, 2018

Des chiens vivants de Jean Anglade

des chiens vivantsDes chiens vivants narre l’incarcération de quatre dignitaires nazis -très rapidement trois- suite à la défaite du Reich et à la décision du Procès de Nuremberg. D’un point de vue historique, ils étaient sept à être incarcérés dans la prison de Spandau, prison dans laquelle les quatre nations alliées ont placé 240 hommes afin de les surveiller.

Dans le roman, les trois nazis dont on suit le quotidien, sont Albert Speer (ministre des Armements et de la Production de Guerre), Baldur von Schirach (chef des Jeunesses Hitleriennes) et Rudolf Hess (représentant officiel d’Hitler auprès des Nazis). Les deux premiers étaient condamnés à 20 ans de perpétuité, tandis que le dernier fut condamné à perpétuité. Néanmoins, dans le livre, tous trois sont nommés par des chiffres afin de leur enlever leur identité ; et ceux ayant un numéro important (2, 3 etc.) sont ceux qui avaient le rôle « le moins important » durant la guerre. Ceci dans le but de supprimer toute hiérarchie et de créer une sorte de « mésentente » entre les captifs.

L’oeuvre en elle-même est rédigée comme un journal, chaque chapitre étant écrit par un détenu différent. Ce qui est en soi très original et nous permet de comprendre les conditions dans lesquelles ils étaient retenus, leurs relations entre eux, etc. Jean Anglade est très fort car, pour chaque détenu, il change la vision des choses, il change le style d’écriture. Un aspect historique que je ne connaissais vraiment pas et que j’ai découvert.

Néanmoins, certains passages, bien que faisant parti de leur quotidien, m’ennuyaient profondément -notamment des passages concernant le jardinage. Et ce livre n’a pas vraiment de fin, il n’y a pas de véritable clôture ce qui est dommage.

Mon impression est donc mitigée, cela m’a permis de découvrir un nouvel aspect historique de l’après-guerre concernant les dirigeants nazis. Cependant, leur quotidien en captivité, que l’on découvre au fil des pages, n’était pas forcément des plus intéressants, ce qui est après tout normal mais retire de l’intérêt à l’oeuvre.  De plus, j’ai été déçu de la fin.

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