May 23, 2018

Trois mille chevaux vapeur de Varenne

trois-mille-chevaux-vapeurOn continue les découvertes que j’ai pu faire grâce aux éditions Albin Michel. Cette fois-ci, c’est un roman d’aventures durant le 19e siècle et les colonies. Je ne vais pas vous mentir, j’ai lu très peu de livres se déroulant durant cette période, donc c’était un petit peu comme un baptême.

Le livre est découpé en quatre parties. Première partie, en Birmanie, on découvre la guerre entre les empires coloniaux et les colonies. Ici, il s’agit naturellement de la Grande-Bretagne qui est concernée. On découvre notre héros, Arthur Bowman, on apprend à le cerner rapidement durant une mission secrète qui ne tournera pas tout à fait comme prévu. Seulement 10 soldats réchapperont de cette mission. Cette première partie fait – seulement – 70 pages. J’aurais bien aimé avoir plus de détails sur les conditions des colonies, sur la guerre, mais bon.

Seconde partie, retour à Londres quelques années après la guerre. On voit les méfaits la guerre, l’addiction à l’opium à l’époque, les difficultés de ré-adaptation de ces soldats traumatisés, les disparités sociales. Une partie intéressante et vraiment réaliste, du moins telle que je me la représentais dans ma petite tête. Le sergent Bowman découvre alors un assassinat dont les causes lui rappellent les 10 rescapés de la mission secrète. Il ira alors en quête pour tous les retrouver. Environ 140 pages pour tout cela, et déjà des répétitions dans la scénario : il travaille, dort, voyage, retrouve le soldat (ou pas), le barre de ses suspects potentiels, rentre, etc.

Troisième partie. Arthur Bowman découvre qu’un assassinat du même type qu’à Londres s’est produit aux Etats-Unis. Il prépare ses affaires et s’en va alors pour mener une traque à travers tout le pays. A nouveau, des répétitions dans l’histoire : il mange, il voyage, il dort, il est blessé ou fatigué et s’évanouit, il rencontre des personnes, il ne peut pas rester avec, etc. Jusqu’au moment où il croit avoir identifié le tueur, il fait deux rencontres qui lui permettent de commencer une nouvelle vie. Et on pense aussi qu’il s’arrêtera là. 240 pages pour cette partie.

Quatrième et dernière partie, après s’être installé pour son ranch et avec une femme, tout semble aller pour le mieux pour notre sergent Bowman. Et puis, le passé surgit à nouveau. On ne s’attend absolument pas à cette fin, ça permet un peu de sortir de la monotonie du roman, et tant mieux. A la fin, notre héros est enfin débarrassé de ses fantômes et peut vivre sereinement. Happy End.

C’est un roman d’aventures intéressant sur quelques aspects, notamment la fin qui m’a surpris, la première partie qui est géniale, une ambiance bien retransmise. Pour le reste du livre, il ne se passe pas grand-chose, beaucoup de voyage, quelques actions et péripéties pour ne pas trop s’ennuyer non plus, mais on finit par retomber dans le train-train du sergent Bowman, c’est dommage. Ca en devient redondant. Heureusement, la plume de Varenne est très bonne et permet de ne pas rendre cette lecture désagréable. Je suis un peu déçu tout de même.

Ce livre est disponible chez Albin Michel pour 22,90. Je tiens, à nouveau, à les remercier pour cette découverte, je ne regrette pas cette lecture malgré tout. De plus, c’est un beau livre esthétiquement parlant, bien que le contenu ne soit pas toujours à la hauteur.

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