May 27, 2018

Lucy

« Luc est un visionnaire et un passionné » selon les dires de Scarlett Johansson… En matière de business lucratif  je n’en doute pas une seule seconde. En matière de cinéma, j’émets de profonds doutes ! Ma belle, j’ai du mal à te suivre sur ce coup…

Ah Luc ! Mon cher Luc ! Notre bankable national ! Que s’est-il passé à un moment clé de ta vie ? Le cinquième élément, ton film le plus complet au sommet de ta filmographie et puis ensuite ? Plus rien ? Pas une once d’espoir en matière de réalisation ? Est-ce l’effet Milla Jovovich ? « Money, money, money, money, that’s all I ever hear in this house ! » ai-je envie de te crier avec la même volonté et la même nonchalance qu’Elvira à Tony. C’est quand même triste de coller l’étiquette de film de science-fiction à un truc pareil nommé Lucy ! Alors Lucy et bien c’est Scarlett Johansson, qui de force, doit livrer un paquet contenant une nouvelle drogue que de méchants asiatiques lui ont foutu dans le ventre. Alors elle a peur, on la compare dans le film et en image à une antilope attaquée par des léopards : il faut bien se nourrir ! Et puis elle se fait tabasser, le paquet s’ouvre dans son ventre et en 3 plans elle enfile une veste en jean et devient badass ! Quelle finesse de développement. Chapeau l’artiste !

Pour se faire, Luc Besson a très bien su s’entourer. Scarlett Johansson en héroïne, Morgan Freeman qui a toujours les mêmes rôles d’homme de sagesse et le sud-coréen Min-Sik Choi, un acteur très populaire en Asie, notamment pour les excellents Old Boy et J’ai rencontré le diable ! Ainsi, Lucy a tout pour s’exporter partout dans le monde. On ne peut pas lui reprocher ça. En revanche le contenu du film atteint des degrés de bêtises encore rarement exploité. C’est à se demander si Luc a vraiment usé des 10% de capacité cérébrale que l’être humain est sensé utiliser ! C’est quand même triste de pondre un film comme ça… En fait, un scénario comme Lucy, je me dis pourvu que ce ne soit pas un Terrence Malick à l’origine du projet mais je me dis aussi pourvu que ce ne soit pas quelqu’un comme Luc Besson !

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Lucy c’est la fête foraine du pauvre. Le début qui multiplie les comparaisons hommes / animaux, c’est pas fin du tout, mais bon c’est un divertissement, le cerveau est soigneusement mis sur OFF, et puis on a envie de voir jusqu’où cela va nous amener. Limitless – puisque comparaison il faut faire – n’était pas un film très fin mais s’avérait bien ficelé pour un résultat de bonne facture mêlant ambition et divertissement. Dans Lucy, on va de grossièreté en grossièreté, d’incohérence en incohérence en passant par la fameuse course poursuite dégueulasse en voiture made in Besson avec de la taule froissée et de la voiture entassée histoire de justifier les 40 millions de budget. Un scénario creux mais aussi une réalisation plate parfois proche du clip qui n’apporte strictement rien. En fait mis à part la musique d’ouverture qui colle très bien au générique, le reste est à jeter tel un bon fruit que l’on a laissé moisir par inadvertance. Luc, tu fais parti de ces réalisateurs qui devraient songer à se mettre au vert jusqu’à ce que mort s’ensuive !

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