Mini DiverCity, devenez le Jacques-Yves Cousteau du jeu

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Généralement, dans l’univers du jeu de société, on s’attache surtout à réduire la population des différentes espèces que l’on croise. Qu’il s’agisse de pourfendre des hordes d’immondes orcs ou autres gobelins, de combattre de féroces dragons ou plus simplement de chasser pour survivre en des temps post-apocalyptiques, on ne se soucie pas trop de la biodiversité ou de notre empreinte écologique, toute virtuelle soit-elle. Avec Mini DiverCity, Pixie Games nous propose tout l’inverse, à savoir nous racheter une conscience en tentant de sauver des espèces menacées. Évidemment, l’idée nous a séduits.

Pour son plus grand malheur, l’archipel de DiverCity ne dispose pas que d’une flore et d’une faune sous-marines exceptionnelles. Elle recèle aussi de prometteuses nappes de pétrole et ses allures paradisiaques en feraient une destination de choix pour tous les touristes en mal de soleil et de sable fin. Évidemment, l’installation de plateformes pétrolières et d’hôtels de luxe conduirait immanquablement à un désastre écologique et pourrait provoquer l’extinction de plusieurs espèces menacées. Vous et votre équipe de plongeurs allez devoir prouver au gouvernement que l’écosystème local est fragile et mérite d’être préservé. Seul un classement de l’archipel en Réserve Naturelle pourrait permettre de sauver ce coin de paradis. Mais alors, qu’attendez-vous ? Remuez-vous les palmes, nom d’une huître !

Mini DiverCity est donc un jeu coopératif qui se présente sous la forme de cartes et dans lequel les joueurs vont être confrontés à une véritable course contre-la-montre. En effet, des cartes représentant douze espèces vont être installées au centre de la table et un jeton sera posé sur chacune d’elle. Votre but : faire basculer ces jetons du côté de la sauvegarde de l’espèce avant que l’effet des cartes Corporation ne les conduise à l’extinction. Pour ce faire, vous pourrez jouer une des cartes Espèces de votre main, faire fermer un hôtel (comprenez en retourner la carte sur son côté île, c’est-à-dire le côté inoffensif) ou encore utiliser le Talkie-Walkie. Ce dernier point est fondamental dans la mécanique du jeu car les joueurs n’ont connaissance que des cartes des autres joueurs et non des leurs. Utiliser un Talkie-Walkie est donc le seul moyen d’informer un partenaire de ses cartes et d’éviter de le voir se défausser d’une espèce gravement menacée. En revanche, et comme vous vous en doutez, les corporations ne sont pas disposées à vous laisser sauver DiverCity. A coup de pêche à la dynamite, de forages pétroliers ou de construction d’hôtels, chacun de leur tour menace un peu plus la biodiversité de l’archipel.

Avec un prix à la hauteur de son format (c’est-à-dire vraiment petit), Mini DiverCity ne manque pas d’atouts. Il est aisément transportable et se joue très facilement. Il est aussi bien illustré et peut se révéler particulièrement tendu quand un nombre important d’espèces se retrouve à la limite de l’extinction. Enfin, et surtout, c’est un jeu à la réelle plus-value éducative et ça, indéniablement, ça fait du bien !

Mini DiverCity, un jeu de Maxime Tardif et édité par Pixie Games

Nombre de joueurs : 1 à 7

Âge : dès 8 ans

Durée moyenne d’une partie : 20 minutes

Acheter Mini DiverCity : 14,50 €

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