Coup de coeur pour ce roman de dark fantasy ! J’ai eu la chance de lire ce roman qui m’a vraiment emballée et que je recommande à tous les fans de fantasy bien ficelée.

L’auteur nous propulse dans un univers qui s’inspire de la Renaissance vénitienne. Mia Corvere, son héroïne, échappe de peu à la mort après que son père ait été pendu pour rébellion. Elle est alors recueillie par Mercurio qui va faire d’elle une tueuse. Mia ne cherche en effet qu’une seule chose : se venger de ceux qui ont détruit sa famille. Elle va intégrer l’Eglise rouge pour servir Niah, la déesse de la non-nuit et accomplir sa vengeance…

Malgré l’intrigue classique dans laquelle on assiste à l’apprentissage d’une jeune femme dans un monde violent et hostile, Jay Kristoff tire son épingle du jeu en proposant justement un univers très construit et mystérieux. Il élabore un monde où la nuit ne pointe presque jamais le bout de son nez. Trois soleils éclairent en permanence le monde de Mia. Il propose ensuite une ville dans laquelle les complots politiques sont de rigueur. Son roman n’épargne pas ses personnages qui seront tous confrontés à la violence, au sexe et à la trahison.

Mia est un personnage atypique. Imaginez une jeune fille de seize ans, cigarillo au bec, jurant comme un charretier et affublée d’une étrange ombre. On va la suivre dans son apprentissage pour devenir une meurtrière et servir l’Eglise rouge. Sa formation laissera des traces. L’enseignement est difficile et la mort fait partie du jeu pour de nombreux concurrents. Au-delà de lancer le personnage dans une aventure sanglante, l’apprentissage de Mia permet de poser de nombreuses questions sur l’esprit de vengeance. Mia est un personnage « gris » qui fait des choix pas toujours moraux et ça fait du bien de se trouver face à ce type de protagoniste.

Enfin, j’ai adoré le narrateur qui s’empare des premières lignes du roman. Il est vrai que ça passe ou ça casse. Ce narrateur n’hésite pas à interrompre le récit pour donner des détails sous forme de notes de bas de page. Il fait preuve d’ironie, de sarcasme et ça, j’ai adoré !

Les blagues sous le niveau de la ceinture ne sont jamais bien loin et j’ai tout simplement adhéré à cet humour noir et caustique.

Vous l’aurez compris, ce premier tome est un coup de cœur pour moi : l’univers, les personnages et l’humour graveleux de l’auteur y sont pour beaucoup. Il me tarde de lire la suite!

Nevernight, un roman de Jay Kristoff paru aux Editions De Saxus.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.