May 23, 2018

Ninja Turtles, overdose de mutagène

Bon petit film, s’inspirant des codes des films de super-héros et d’action de ces dernières années. Une synthèse de X-men et de James Bond avec un scénario des plus indigents. Les tortues sont traquées par le méchant, kidnappées par le méchant puis affrontent le méchant, rien de plus simple. Les tortues sont confrontées à un Shredder 2.0 avec une armure au-delà de ce que peut accepter le bon goût. C’est Iron Man inspiré par la galerie des glaces de Versailles. On se demande même comment il peut encore bouger, engoncé dans sa carapace de miroir, un char d’assaut à lui tout seul.

Tous les fondamentaux de la mythologie sont présents, le mutagène, la pizza, le clan des Foot, la cool attitude des quatre frères et le fameux cri de guerre que l’on retrouve au tout dernier plan : Cowabunga ! Malgré le peu de scènes dialoguées au profit des scènes de combat, de courses-poursuites et d’action, on peut discerner les caractères hétérogènes des tortues, chacun ayant sa propre personnalité, ses propres mots, sa propre attitude. Le personnage d’April O’Neil, interprété par Megan Fox, qui à la base est un personnage secondaire voire accessoire, devient l’héroïne du film, tout tourne autour d’elle, tout a été pensé pour elle.

Il faut noter le plaisir de revoir Woopi Goldberg dans un micro rôle, celui du chef de journal, petit élément négligeable mais appréciable. Petit écart au récit originel, maître Splinter est au départ un simple rat qui mute en rat géant sous l’effet du mutagène alors qu’il est en fait un homme, maître d’arts martiaux changé en rat par ce même mutagène qui vous change en la dernière créature que vous avez touché.

Précédent «
Suivant »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité