Perdus dans l’espace (Netflix) : best of nostalgique

« Dans le futur, la famille Robinson a été sélectionnée par le gouvernement américain pour partir dans l’espace établir une nouvelle colonie dans la galaxie. Mais au cours de leur expédition, un incident les contraint à un atterrissage forcé sur une planète qui leur est étrangère. Tandis que le jeune Will apprivoise une forme de vie extraterrestre, le reste de la famille va devoir forger de nouvelles alliances et travailler ensemble pour survivre dans un environnement hostile à des années-lumière de leur destination finale… » 

Remake d’une série des années 60, Perdus dans l’espace version Netflix se veut une série pour toute la famille sous fond d’aventures spatiales. Alors que la saison 2 vient de débarquer sur la plateforme, que vaut vraiment cette série ?

Niaiserie dans l’espace

La recette est simple : inspirez vous de Spielberg, notamment d’E.T et de Jurassic Park, ajoutez quelques airs de Star Trek, sans oublier d’y incorporer un robot type Le Géant de Fer, et un gros budget à la Netflix. Mélangez le tout pour obtenir Perdus dans l’espace 2.0, une série bourrative, lourde, grasse, mais que l’on prend malgré tout plaisir à déguster. C’est assez mauvais mais on en redemande comme un bon fast-food.

Perdus dans l’espace raconte donc l’histoire d’une famille, les Robinson, embarquée pour rejoindre une nouvelle colonie dans une galaxie lointaine, très lointaine. Pas de bol, leur chemin sera parsemé d’embûches, avec entre autres : un crash sur une planète inconnue à la faune et la flore parfois hostiles, la découverte d’un robot qui va se lier d’amitié avec le petit dernier de la famille, et une confrontation avec une méchante vraiment très méchante même si on ne sait pas vraiment pourquoi (elle même ne doit pas savoir pourquoi). Très manichéenne dans son approche, la série nous présente une famille de gentils très gentils, un brin irritante. Entre une maman trop parfaite mais un peu coincée sur les bords, ayant une solution pour chaque problème, un papa qui ferait pâlir un commando à lui tout seul, et des enfants ayant chacun un trait de caractère mettant en valeur leur perfection, nous avons ici la représentation du concept de la famille américaine typique par excellence. Des personnages qui, en plus, ne sont pas aidés par les acteurs qui les incarnent faisant passer la série pour un manuel que l’on pourrait titrer « le surjeu pour les nuls ». Cela donne au tout à un côté un peu niais. Le scénario est vu et revu dans le genre de la science-fiction. Pour résumer, tout se passe toujours mal mais à la fin, la famille parfaite réussie à s’en sortir grâce à une solution abracadabrantesque venue de nulle part donnant lieu à moultes incohérences scénaristiques. Tous les thèmes de la SF passent à la moulinette agrémentés de nombreux clichés. 

Un plaisir coupable

Mais si l’on fait fi de tout ses défauts, il faut avouer que Perdus dans l’espace se laisse regarder comme un plaisir coupable. La série se regarde comme un divertissement pour toute la famille, sorte de best of nostalgique de tout ce que l’on a pu voir au cinéma ou à la télévision ces trente dernières années dans le genre. Les effets spéciaux tiennent la route, l’image est même assez superbe, l’univers et les paysages sont magnifiques, tandis que la bande originale (pas si originale) fait le job en lorgnant du côté du grand John Williams. On prend plaisir à détester cette famille formidable tout en se laissant prendre par leurs aventures rocambolesques. On se moque mais on se laisse prendre au jeu au final. Les deux saisons se valent, même si la seconde, plus banale, voit son rythme s’accélérer au détriment de sa cohérence. 

Malgré des personnages irritants, des acteurs au jeu sans nuance, un univers vu et revu, et un scénario bourré d’incohérences, Perdus dans l’espace version Netflix reste un bon divertissement familial aux effets spéciaux hauts de gamme. Si on se laisse prendre au jeu, la série en devient même un plaisir coupable nous rappelant quelques grands classiques du genre. Nostalgie quand tu nous tiens…

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