May 24, 2018

Project CARS, le petit nouveau du jeu de course

Alors que le monde de la course automobile est gouverné par Forza Motorsport sur Xbox et Gran Turismo sur PS4 – le passé nous a montré que Drive Club n’avait réellement les épaules pour s’imposer en produit référence sur la console de Sony – de petits nouveaux essayent de faire leur trou dans le milieu. Avec Project CARS, Bandai Namco compte bien récupérer une part du gâteau. Mais contrairement à d’autres challengers (comme The Crew récemment), c’est du côté de la simulation pure et dure que le titre est allé chercher. Un choix difficile qui peut être lourd de conséquence à une heure où les titres se veulent de plus en plus accessibles pour viser un plus large public.

Dès les premiers instants, on se rend compte que le projet de Bandai Namco n’est peut-être pas de la même envergure que ceux de la concurrence. En effet, à peine débarqué sur le menu principal qu’une voix off nous commente, intégralement en anglais, les différentes possibilités. Si cela n’a pas été un vrai problème pour moi qui gère relativement bien l’anglais, cela exclut d’entrée pas mal de monde, et ce même si de petits sous-titres pas franchement lisibles viennent aider ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare. Bref, passé ce petit détail, le jeu propose un contenu très riche avec pas mal de modes de jeux. J’ai directement plongé dans le mode Carrière, en choisissant un style de jeu intermédiaire – on peut choisir entre trois niveaux, de débutant à expert, ce qui active ou non différentes aides.

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Une fois en course en piste, on découvre un jeu qui en a clairement sous le capot. Il faut dire que le petit a de qui tenir, puisque le studio à l’origine du titre, Slighty Mad Studio, est composé d’anciens ayant bossé sur Need for Speed : Shift 1 et 2, deux excellents jeux de simulation. Lassés d’être bridés par Electronic Arts, les développeurs sont partis et ont tenté le pari du financement participatif, fin 2011, pour créer leur bébé. Au total, ce sont plus de 90.000 personnes qui ont donné de leur temps et de leur argent pour investir, mais également donner leurs conseils pour le développement du titre.

Dans Project CARS, on découvre un nombre conséquent de circuits, puisque 33 sont disponibles de base et, en les comptabilisant dans leurs différentes déclinaisons, on peut en compter une centaine. Le titre proposant différentes épreuves, on a droit à des courses de karting, de Nascar, de Formule 1 ou des choses plus classiques. Au total, seules 70 voitures sont de la partie, certains sans licences et donc légèrement modifiées par rapport à la réalité. Ici, ce qui compte, c’est de dompter les belles plutôt que de les collectionner. Pour faire le Dom Juan de la carrosserie, il vaut mieux aller faire un tour chez la concurrence donc ! La carrière nous propose des objectifs variés, qui diffèrent de la classique accumulation d’argent qu’on a l’habitude de retrouver dans les autres jeux, et ça fait du bien.

Sur le plan du gameplay, c’est comme on pouvait s’y attendre très exigeant. Je ne suis pas un spécialiste de la conduite d’un point de vue personnel et j’ai eu beaucoup de mal à dompter certains des bolides qu’on a sous la main. Chaque trajectoire doit être réfléchie et aussi parfaite que possible pour pouvoir espérer battre les chronos ou remporter les plus belles courses en ligne. C’est très compliqué mais les puristes apprécieront, c’est une certitude !

C’est surtout graphiquement que le jeu envoie sévèrement ! Les développeurs ont accompli un boulot incroyable sur la modélisation des véhicules, c’est réellement bluffant. Dans le garage ou en jeu, on en prend plein les yeux en contemplant les voitures, tant et si bien que certains clichés nous ont fait douter du fait qu’il s’agisse ou non d’un modèle virtuel. Les décors ne sont pas en reste avec des environnements bien modélisés et, surtout une sensation de vitesse très bien rendue. Seul petit hic : le jeu a une fâcheuse tendance à saccader légèrement de temps à autres, ce qui peut être très gênant par moments. Toutefois, la claque reçue avec la météo aléatoire et variable est suffisamment incroyable pour souffrir occasionnellement de chutes de framerate.

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