TEST – Age of Wonders : Planetfall

Apparue dans les années 2000 sur PC, la saga Age of Wonders revient aujourd’hui pour un nouvel épisode baptisé Age of Wonders : Planetfall. Cette version, qui en profite pour débarquer également sur consoles de salon (Xbox One et Playstation 4), troque l’univers heroic-fantasy pour s’attaquer à l’espace et la science-fiction. 

« Prepare for Planetfall »

Il y a deux ans, Triumph Studios (Age of Wonders, Overlord) était racheté par Paradox Interactive, éditeur spécialisé dans les jeux de gestion en tous genres (Cities, Crusader Kings ou encore Surviving Mars, plus récemment). Après de longs mois de travail, voilà que débarque enfin leur nouveau né, Age of Wonders : Planetfall. Un épisode « couillu » qui tente de modifier complètement la donne de la saga en changeant d’époque et d’ambiance. Un peu comme avait tenté de le faire Civilization avec son épisode Beyond Earth.

Nouveau dans la série, je me lance immédiatement dans le didacticiel très complet proposé par le titre. On commence par se poser sur cette planète inconnue, à fonder sa première colonie et créer ses premières unités afin d’explorer les environs. Le jeu se joue au tour par tour, sur une grille composée de cases hexagonales, appelées hex. Chaque unité dispose d’un nombre de caractéristiques qui lui sont propres, comme un nombre de points de déplacements spécifiques, une puissance de feu, etc. Les unités peuvent être regroupées entre elles, jusqu’à 6 sur une même case, afin de créer une armée. Ces armées seront bien sûr la pour défendre votre colonie, mais également explorer les environnements ou prendre le contrôle des secteurs adjacents.

A la différence de Civilization, la map est en effet ici construire en secteurs, la plupart disposant d’un lieu d’intérêt propre (ruine, bâtiment, ressource rare). Chacun peut être « revendiqué » par une faction, même sans que celui-ci ne soit annexé et relié à l’empire que vous êtes en train de créer. Les relations diplomatiques sont ainsi beaucoup plus fluctuantes encore que dans d’autres titres, puisque vous allez être obligés de vous frotter à des adversaires pour vous étendre, et ce même si leur territoire n’est pas en contact direct avec le votre. Déroutant de prime abord, cela se révèle vraiment intéressant à l’usage.

Friend or foe ?

Puisque la diplomatie ne résout pas toujours tous les problèmes, il va falloir être préparé pour les affrontements également. Age of Wonders : Planetfall dispose d’un système de combat vraiment intéressant, qui nous propose de prendre directement part aux affrontements dans une phase de tactical vraiment intéressante. S’il est possible de lancer les combats en automatique pour ne pas « s’encombrer » de ces phases pour les combats les plus simples, il est souvent recommandé de partir au front en personne pour organiser les combats plus tendus. Cela apporte une variété réellement bienvenue, et on prend un vraie plaisir à encercler un ennemi pour ensuite donner l’assaut de toutes parts avec nos différentes troupes. Lorsqu’un combat se déclenche, les unités présentes sur des cases adjacentes sont prises dans le combat, ce qui peut amener des situations de bataille gigantesques où jusqu’à 42 unités se combattent ! Dans ces affrontements, la dimensions tactique est colossale, et c’est un vrai jeu dans le jeu qui se lance. On aime beaucoup ! Les parties sont dynamiques, et les développeurs sont parvenus à trouver le juste milieu entre tactique à installer au long cours, et tours de jeu suffisamment brefs.

Concernant les modes de jeu, on a été ravis de découvrir qu’une campagne existe, là où certains titres se contentent de nous jeter dans le feu de l’action sans une once de scénario. Si l’histoire vole au ras des pâquerettes, que les personnages que l’on rencontre sont tous assez laids (mention spéciale au personnage principal que l’on contrôle, qui a le charisme d’une gaufre banane/Nutella), on prend plaisir à s’impliquer dans ce conflit intergalactique du fait d’un lore bien développé.

Au final, Age of Wonders : Planetfall nous a réellement convaincu. La transition vers un univers sci-fi a été bien négociée, et on a pris beaucoup de plaisir à partir à la conquête de nouveaux territoires. Le mix entre stratégie pure et tactical durant les phases de combat est un régal en termes de rythme, dont on aura du mal à se passer. Un 4X comme on aimerait en découvrir plus souvent !

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