TEST – Ancestors, The Humankind Odyssey

Il y a des questions qui resteront toujours sans réponse. Quels sont les mystères de l’univers ? D’où provient la vie ? Que se passe-t-il après la mort ? La petite équipe de Panache Studios a tenté de répondre en partie à l’une de ces question : celle de notre évolution. En effet, qui n’a jamais rêvé de voir comment se déroulait la vie il y a de cela dix millions d’années ? C’est précisément ce que Ancestors : The Humankind Odyssey nous propose… Incarner nos plus vieux ancêtres et ainsi vivre leur quotidien ainsi que leurs découvertes au gré des générations.

Le jeu commence avec une courte cinématique mettant en scène la chaîne alimentaire de cette période très lointaine, là où l’humain n’était pas encore où est aujourd’hui : au sommet de celle-ci. Et autant le dire tout de suite, le jeu ne nous tiendra pas par la main pour survivre dans cet univers plus qu’hostile, il va falloir se sortir les doigts et se faire violence. Car le danger guette de tous les côtés, et c’est dans la peau d’un bébé fraîchement orphelin que l’on fera nos premiers pas dans ce titre ô combien atypique.

Retour vers le passé.

On commencera directement dans le dur donc, et pour éviter de mourir dans d’atroces souffrances en raison des nombreux prédateurs alentours, il nous faudra trouver en premier lieu une cachette. Et c’est là que les premières difficultés feront leur apparition, nous serons effectivement lâchés en pleine nature (c’est peu de le dire) et à nous de nous débrouiller pour survivre, le jeu nous l’ayant bien précisé en début de partie…

Car oui, Ancestors est avant tout, un jeu de survie plutôt que de vie tout court ! Les dangers seront partout, omniprésents, et c’est à travers les yeux innocents de notre bébé singe que ceux-ci seront plus que jamais menaçants, avec des effets tout aussi inquiétants que soignés. Une fois notre petit avatar ancestral à l’abri, nous incarnerons un autre membre du clan, adulte cette fois, connaissant déjà son environnement et faisant donc abstraction de l’inconnu pour se focaliser uniquement sur son objectif : ramener l’enfant sain et sauf.

C’est donc en suivant ce schéma d’objectif en objectif que nous progresserons dans le jeu. Mais Dieu que ce sera dur ! Il faudra tout analyser à l’aide d’une interface pas forcément sexy, mais qui a au moins le mérite d’être lisible. On regrettera cependant que la maniabilité ne soit pas des plus intuitives, et il arrivera régulièrement que l’on se trompe dans les touches, ce qui pourra agacer par moments. On notera également un déplacement parfois fastidieux, nos premiers hommes n’étant pas des plus rapides à pieds. Il faudra donc se déplacer d’arbres en arbres, mais malheureusement les sauts manqueront parfois de précisons et il ne sera pas rares de subir quelques chutes, parfois fatales…

Pour pouvoir évoluer, il faudra utiliser nos différents sens, bien plus développés à l’origine que les nôtres aujourd’hui, étrangement… Ah les mystères de l’évolution… L’ouïe, l’odorat et bien évidemment la vue seront donc nos principaux alliés pour identifier les différentes composantes de notre environnement. Outils, nourriture, camps potentiels, animaux dangereux, etc. Autant de manières de se familiariser avec la jungle (pour commencer). Le tout accompagné d’effets visuels assez sympathiques.

A force de découvertes, notre embryon d’humain gagnera de nouveaux neurones, qu’il faudra soigneusement valider afin de les lier à d’autres neurones, qui pourront amener à de nouvelles actions possibles. Croyez-le ou non, mais faire prendre conscience à notre singe qu’il peut se servir de sa main droite pour tenir une branche, et de sa main gauche pour l’effeuiller, fait partie des actions à débloquer ! Une évidence pour nous aujourd’hui, mais qui nous fera réaliser qu’aux prémices de l’humanité rien n’était acquis. A nous donc de faire toutes les découvertes possibles et imaginables afin de faire évoluer notre espèce comme il se doit, pour ainsi transmettre notre savoir aux générations futures. Pour se faire, il faudra systématiquement porter sur nous un enfant pour gagner de l’énergie neuronale, et ainsi connecter les différents nœuds entre eux. Il sera par la suite possible de sauter des générations afin de valider définitivement certains neurones, mais attention, car certains savoirs seront perdus lorsque l’on meurt. C’est pour cela qu’il faudra bien veiller à ce que le ratio naissances/morts soit bon, car toute mort est punitive…

Et il faut avouer que cette difficulté constante en début de partie sur chacun des aspects du jeu (qui rappelons-le doivent être compris par nous-même) s’avèrera extrêmement frustrante ! Si je n’avais pas dû réaliser de test pour ce jeu, pas sûr que j’aurais eu le courage d’insister… Mais si l’on s’accroche suffisamment, le plaisir de jeu se fera de plus en plus ressentir. Ancestors se mérite, qu’on se le dise ! Mais celui-ci risque de perdre une partie de son public en chemin, ce qui est bien dommage tant il contient de bonnes idées, et surtout un gameplay franchement original !

Techniquement le titre n’est pas une foudre de guerre mais parvient tout de même à retranscrire une jungle, et une savane plus que jolie ! D’autant plus que l’ère de jeu (petit jeu de mot ancestral) fournie est conséquente et qu’il y aura de quoi faire durant les nombreuses heures de jeu nécessaires pour en voir le bout ! N’ayant pas encore terminé le jeu, j’en étais déjà à une bonne vingtaine d’heures lors de la rédaction de cet article et pour autant je n’en suis pas encore à la moitié du titre !

En conclusion

En définitive, si vous cherchez un jeu de survie aux allures de document historique, avec un gameplay aussi atypique qu’exigeant, Ancestors est fait pour vous. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on a la possibilité de vivre les débuts de l’humanité ! Bien que très difficile d’accès lors des premières heures, Ancestors prendra son temps pour se faire apprivoiser, mais le retour sur investissement sera conséquent, même s’il risque de perdre des joueurs au passage. Techniquement pas aussi beau que d’autres titres sur le marché aujourd’hui (le jeu n’ayant été développé que par une petite équipe), il reste néanmoins très propre et agréable à regarder. On pourra toutefois regretter une prise en main fastidieuse et pas super intuitive de premier abord, mais le joueur passera outre tant les richesses et subtilités du titre feront oublier ces détails gênants. Complet, riche, original, Ancestors est un titre qui ne laissera personne indifférent. A essayer absolument.

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