May 23, 2018

Test – Cities Skylines

Plus de deux ans après sa sortie sur PC, Cities Skylines débarque enfin sur Xbox One. Les jeux de gestion façon Sim City n’étant pas légion, il a l’assurance de se placer d’emblée parmi les meilleurs jeux du genre. Au courant de cet état de fait, les développeurs ont-il pris la peine de nous servir un jeu de qualité ? Réponse tout de suite. 

Le seigneur des panneaux

A part Tropico 5 qu’on a beaucoup aimé à la rédaction, il y a peu de jeux de gestion sur consoles et l’arrivée de Cities Skylines sur Xbox One fait vraiment du bien pour les fans du genre qui n’ont pas la chance d’avoir un PC suffisamment solide pour faire tourner le titre. Commençons de suite par les choses qui fâchent : les développeurs proposent un titre amputé des DLC Snowfall (incluant la neige dans les équations) et Natural Disasters (proposant des catastrophes climatiques comme des tornades). Seul After Dark, qui met en place un cycle jour/nuit, vient s’ajouter au titre original. C’est décevant, et on ne comprend pas pourquoi Colossal Order n’a pas fait le choix de lancer une Définitive Edition comme on a l’habitude de le voir…

Ce petit « coup de gueule » passé, on peut se focaliser sur le contenu effectivement inclus dans cette mouture Xbox One, déjà largement suffisant pour passer des heures et des heures à créer la ville de ses rêves. Comme toujours dans la série, le titre nous propose de créer Conso-Mag City en partant d’une chose très simple, à savoir créer trois types de zones : les zones résidentielles, les commerces et les industries. On délimite ainsi des zones de couleur qui vont progressivement se développer en fonction des infrastructures à disposition. Les besoins primaires sont bien évidemment les premiers à combler, à savoir relier les bâtiments aux réseaux d’eau et d’électricité. De là, on peut ensuite développer son village jusqu’à en faire une véritable mégalopole, en y ajoutant établissements de loisirs, parcs, etc. Il va être également très important de mettre en place une police, des casernes de pompiers, des hôpitaux et autres joyeusetés pour assurer aux habitants un confort de vie toujours plus grand.

Incident de voyageur sur la ligne 12

Comme dans tout bon jeu de gestion, il est extrêmement difficile, tout du moins sur les premières parties, de jauger et placer comme il se doit chaque bâtiment. Bien souvent, c’est un véritable casse-tête de réussir à caser tout ce qu’il faut, là où il faut. Cities Skylines fait également la part belle aux routes et différentes infrastructures similaires. On attend donc de vous que vous fassiez ressortir la Elisabeth Borne qui sommeille en vous (NDLR : notre nouvelle Ministre des Transports, c’était notre minute Culture) pour réussir à optimiser un réseau routier qui a toujours tendance à s’engorger et à plonger votre ville dans le chaos, pour résumer simplement les choses.

Enormément de choses sont donc à gérer dans le titre, qui a toutefois le bon sens de proposer un système de paliers différents en fonction de la map choisie en début de partie (à sélectionner parmi 12). Des objectifs comme un nombre d’habitants à obtenir, et des bâtiments qui se débloquent en fonction des échelons gravis : cela permet de ne pas partir dans tous les sens dès les premiers instants et de permettre aux néophytes de s’y retrouver malgré la complexité du soft. Sans doute avec ce même objectif, les développeurs ont mis en place un rythme très lent, permettant d’optimiser chaque construction, de peaufiner son urbanisme. On se demande toutefois pourquoi une option permettant d’accélérer le temps, chose très classique dans les city builders, n’est pas de la partie, ce qui risque de froisser les habitués ou les moins patients. On espère voir cette option débarquer dans une mise à jour. Quoi qu’il en soit, le challenge proposé est réellement intéressant et les possibilités infinies, pour peu que l’on ait le courage de s’y plonger pour de (très) longues heures.

A côté de cela, Cities Skylines propose une réalisation technique très propre. Graphiquement, le jeu est vraiment très beau. Les couleurs sont magnifiques, et on se sent très vite extrêmement bien dans les environnements que l’on construit. Notre Xbox One avait cependant tendance à cracher un peu ses poumons lorsque le niveau de zoom était au maximum, avec des ralentissements assez laids à voir, mais pas franchement handicapants au final. L’ambiance sonore du jeu est pour sa part très bien faite, avec des musiques discrètes et efficaces, et des bruitages bien pensés.

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