TEST – Control, le nouveau titre des créateurs d’Alan Wake

Neuf ans après la sortie d’Alan Wake, et trois ans après Quantum Break, leur dernier titre, le studio Remedy revient sur le devant de la scène avec Control. Aujourd’hui émancipé de Microsoft, Remedy peut proposer son jeu à l’ensemble des joueurs, et le titre voit le jour aussi bien sur Xbox One que PlayStation 4 ou PC. Plongeons ensemble dans un nouvel univers incroyable créé par Sam Lake et sa bande. 

Un nouvel univers incroyable

Control nous place aux commandes de Jesse Faden, nouvelle directrice du Bureau Fédéral de Contrôle, une agence américaine top secrète en proie à une attaque interdimensionnelle. Si le pitch de départ vous semble déjà un peu compliqué, sachez que vous allez être complètement perdu durant la quinzaine d’heures que va vous occuper votre partie de Control. Et vous allez adorer ça. 

On découvre progressivement, à un rythme assez décousu, l’envers du décor concernant ce mystérieux Bureau où rien ne semble normal pour nous – mais où rien ne semble anormal pour les gens qui s’y trouvent. L’Ancienne Maison dans laquelle on évolue est un lieu qu’on prend plaisir à découvrir de fond en comble, cette dernière disposant elle même d’une entité qui lui est propre. Les murs de ces lieux sont ainsi un personnage tout aussi important que chacun des PNJ hauts en couleurs que l’on rencontre au cours de l’aventure, comme ce concierge qui n’a pas fini de vous intriguer. 

La narration se fait sur un rythme aussi surprenant que le jeu en lui-même. On en apprend tantôt énormément durant une période très courte, avant qu’on ne soit à noveau complètement perdu dans les méandres d’un scénario interdimensionnel parfois difficile à appréhender, mais que vous allez adorer. Comme le Hiss, l’entité qui hante ces lieux, vous allez être attrapés, captivés par une intrigue que vous ne comprendrez pas, mais dont vous ne saurez vous départir. Les heures de jeu s’enchaînent alors à un rythme effrené, sans que jamais on ne s’ennuie. 

Un gameplay parmi les meilleurs du moment

Il faut dire que Control, en plus de disposer d’un scénario captivant, peut se targuer de proposer un gameplay incroyablement intéressant qui ne cesse de se renouveler. Le jeu prend la forme d’un TPS (un jeu de shoot en vue à la troisième personne, la caméra étant située derrière le personnage principal). Jesse Faden dispose de nombreux pouvoirs télékinésiques, qui viennent s’ajouter aux différents flingues classiques (enfin pas tant, mais on ne va pas vous en parler pour ne pas vous gâcher le plaisir). 

Il est ainsi possible de catapulter des éléments du décor sur les différents ennemis, de se créer un bouclier avec ces mêmes éléments, de planer, de prendre le contrôle d’ennemis ou encore de réaliser des esquives ultra rapides, par exemple. Plusieurs de ces compétences se débloquent via des quêtes secondaires que vous pouvez accomplir quand vous semble. On vous conseille de vous lancer dans ces quêtes le plus tôt possible afin de disposer rapidement d’un éventail de mouvements le plus complet possible. Le rythme des affrontements est très bon, et la difficulté (presque) toujours bien dosée. Seules quelques phases de shoot nous ont semblé inutilement trop difficiles, mais c’est chipoter. 

Beau comme un camion

Enfin, autre raison de s’emballer : Control est beau, très beau même. Nous avons pu nous essayer à la version Xbox One X du titre, qui nous a réellement emballé. Le moteur physique du jeu est juste incroyable, chaque élément du décor virevoltant dans une cascade d’effets visuels vraiment réussis. Si l’univers du jeu est relativement similaire de tableau en tableau, Control parvient à nous tenir en haleine tout du long et à ne pas nous lasser visuellement. La partie technique n’est toutefois pas parfaite, notamment sur deux points particuliers. Le premier est la présence de ralentissements ponctuels, qu’on ne retrouve sur Xbox One X qu’à la sortie du mode Pause, ce qui n’est pas bien dérangeant. Toutefois, il semblerait que certaines autres versions (sur PS4 et Xbox classiques) aient un peu plus de mal. Le second se situe au niveau de la synchronisation labiale, absolument désastreuse, qui a pour conséquence de nous faire sortir un peu du jeu durant les cinématiques. Le doublage français présent de base n’est également pas terrible, et on vous conseille d’opter rapidement pour la version anglaise, plus réussie. 

Au final, Control nous aura absolument captivé durant la quinzaine d’heures qu’il nous a occupé. On prend plaisir à se perdre dans ce scénario étrange qui, tel un aimant, ne cesse de nous rappeler vers le jeu dès que l’on éteint la console. Le titre de Remedy propose, par ailleurs, un gameplay très plaisant, parmi les meilleurs que l’on ait retrouvé dans un TPS ces derniers temps. Les développeurs nous proposent une fois encore un univers génial, et continuent de se poser comme un studio extrêmement talentueux. On en redemande ! 

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