TEST – DiRT Rally 2.0, retour sur les chemins boueux

Trois ans après la sortie du « premier » épisode, DiRT Rally 2.0 débarque sur Xbox One, Playstation 4 et PC pour tenter de combler tous les amateurs de simulation de rallye. On a enfilé nos gants et notre petite combinaison de pilote pour réaliser notre test, et on vous dit tout.

Premier point important à signaler avant de se lancer dans le coeur du sujet, et histoire de ne perdre personne en cours de route. DiRT Rally 2.0 fait suite à DiRT Rally, sorti en 2016, et non pas à DiRT 4, paru pour sa part en 2017. On est ici sur une véritable simulation de course, et il faut oublier directement tout l’aspect arcade de certains épisodes.

Seconde chose importante à noter : je suis très, mais vraiment très, très mauvais aux jeux de courses. Encore un peu plus quand il s’agit de simulations pures et dures. Et encore davantage quand il s’agit d’enchaîner des « droite long sur gauche serré » sur des sentiers embourbés. Qu’à cela ne tienne, je me suis dévoué pour être votre fidèle serviteur pour ce test. C’est beau l’amour de son métier.

Balade dans la boue simulator

DiRT Rally 2.0 nous plonge dans une simulation pointue qui va nous faire prendre le volant d’une cinquantaine de véhicules différents. On retrouve parmi ceux-ci de nombreux modèles actuels, mais également un très grand éventail de bolides ayant fait les belles heures de la disciplines dans les années 70 et 80. Du côté des parcours, il sera possible d’évoluer dans six environnements différents, proposant chacun des variations et des typologies différentes, qu’on a plaisir à découvrir. Si certains crieront au scandale face à ces nombres limités en comparaison à certains titres majeurs comme Forza, pour ne citer qu’un exemple, on comprend bien vite que l’investissement nécessaire pour dompter chacune des voitures, et chacune des Spéciales, est tel qu’il suffit bien largement. Et c’est encore plus vrai si, comme moi, vous passez un bon moment à végéter autour de la vingtième place du classement en Carrière.

Le mode Carrière en question est plutôt efficace, même s’il ne fait pas preuve d’une originalité débordante. On enchaîne les compétitions à un bon rythme, on tente de faire son trou au niveau du classement, on accumule les crédits pour débloquer améliorations et nouveaux véhicules. Et c’est tout. Pas de scénarisation, de mise en scène particulière. On enchaîne les Spéciales à un bon rythme, on passe par le garage entre elles afin de réparer le moteur et changer les phares pour y voir quelque chose de nuit, et on met pied au plancher pour découvrir la nouvelle épreuve.

On découvre de très nombreuses variantes des parcours, malgré les six petits environnements présents. En effet, les conditions météorologiques sont variables, tout comme l’heure du jour ou de la nuit à laquelle se tient la course. De quoi changer complètement la perception des courbes, des virages et autres sauts, et on apprécie plus que jamais la présence de notre bon copilote pour nous aiguiller dans des épreuves parfois ardues. Petite déception pour les puristes : pas de neige à signaler, ce qui aurait pu apporter encore un peu de variété. En plus du Rally standard, il est également possible de courir en Rallycross, ce qui change complètement la façon d’appréhender le titre.

Beau comme un camion

Si DiRT Rally 2.0 joue la simulation à fond, on se demande comment l’IA a été calibrée, par moments. Le comportement « réel » des adversaires est tout à fait cohérent en rallycross, lorsque vous voyez votre adversaire sur la piste, avec vous. Il roule intelligemment, commet tout de même quelques erreurs par moments lorsque vous lui mettez la pression, agit de façon assez « humaine ». En revanche, on est un peu paumés par les performances de l’IA quand on compare les chronos sur les Spéciales classiques. Il n’est pas rare de se prendre des écarts importants sur des portions bien maîtrisées ou, inversement, de ne pas être trop pénalisé alors qu’on a complètement foiré une section. C’est bon pour le suspense, un peu moins pour notre santé mentale, parfois. Et ça vient un peu dénoter avec l’ultra réalisme voulu par Codemasters.

Le réalisme est le maître mot, à tous les niveaux, et on le retrouve bien évidemment lorsque l’on prend le temps de jeter un œil à la réalisation technique du titre. DiRT Rally 2.0 est beau, bien évidemment : les graphismes sont magnifiques, et on en prend plein la vue, surtout lorsqu’on reste sur la vue intérieur proposée de base par les développeurs. La sensation en roulant à toute berzingue sur une voie caillouteuse, en pleine nuit, sous une pluie torrentielle, est grisante. On aime beaucoup également la physique des véhicules, repensée depuis le précédent opus. On a désormais beaucoup moins l’impression de glisser sur la piste, les voitures semblant plus lourdes. Bref, c’est très bon !

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