July 19, 2018

TEST – Mad Max, le jeu

Mad Max a effectué un retour en grâce ces derniers temps. Alors que le film Mad Max : Fury Road a rencontré un succès plutôt mérité au box office, le jeu vidéo tiré de la licence, en développement depuis un long moment, vient enfin de voir le jour. Pas de rapport direct avec le récent film, si ce n’est bien évidemment l’univers duquel il est tiré, pour le titre dont les droits ont finalement été récupérés par Warner Bros après pas mal de rebondissements dans le développement.

Après un très bon La Terre du Milieu : l’Ombre du Mordor, Warner tente l’expérience du monde ouvert dans un tout nouvel univers, et mets les petits plats dans les grands. Le soft s’ouvre ainsi sur une intro complètement énorme qui donne directement le ton. Le monde a changé, et c’est un combat de chaque instant pour survivre dans les plaines désolées du Wasteland. Je vais vous épargner le brief scénaristique, assez limité, mais comme tout le monde le sait, Mad Max propose un univers post-apocalyptique assez dingue qui a inspiré de nombreuses oeuvres, notamment au niveau du jeu vidéo, comme Rage qu’on avait adoré à l’époque. Dans ce monde, l’Homme voue un culte à la machine, et plus particulièrement aux véhicules. Les denrées les plus rares sont donc l’eau, indispensable à la survie, mais aussi l’essence et les pièces de ferrailles, qui font office de monnaie dans ce « nouveau monde ».

Avec ses étendues désertiques, l’univers de Mad Max est le client idéal pour la création d’un open world. A ce petit jeu, les développeurs ont réalisé un excellent travail, et le titre propose suffisamment de « vide » pour avoir l’impression de se perdre dans l’immensité d’un monde désolé. Les étendues désertiques sont magnifiquement représentées, nous faisant voyager entre les carcasses de bateaux échouées sur ce qui était autrefois un fond marin, les « villes » fabriquées par les vagabonds et autres territoires désolés. Entre tempêtes de sables, cycle jour/nuit très bien fichu, le désert est réellement l’acteur principal de cette aventure. Certains reprocheront peut-être qu’il y ait encore un peu trop de choses à faire et à voir et que les étendues réellement vides ne soient pas plus nombreuses, mais cela aurait sans doute beaucoup trop nuit à l’intérêt purement ludique du titre.

D’un point de vue du gameplay, le constat est en revanche légèrement différent. Dès les premiers instants, un constat est flagrant : Mad Max est un jeu pataud dans sa jouabilité, qu’il s’agisse de phases à pied ou en véhicules. A une époque où des titres comme Assassin’s Creed sont devenus des standards en termes de gameplay, la fluidité dans les mouvements est réellement importante et Mad Max souffre de sérieuses lacunes. C’est d’autant plus dommage que l’Ombre du Mordor proposait des mouvements beaucoup plus sympas. Peut-être aux dépens du réalisme visé ici, mais beaucoup plus plaisant à jouer. Passé ce cap, le titre n’en reste pas moins intéressant à jouer, avec un système de combat emprunté à Batman (qui avait, là encore, inspiré l’Ombre du Mordor). Les fights en véhicules sont également très plaisants, avec des possibilités de shooter tout en conduisant qui sont vraiment grisantes. Mad Max emprunté à son homonyme du jeu vidéo, Max Payne, d’excellentes idées en matière de bullet time, ce qui rend certains passages réellement enivrants.

Au final, Mad Max se pose comme un jeu correct, mais malheureusement trop peu profond pour réellement s’imposer comme une référence. Là où des softs comme Assassin’s Creed proposent diverses approches pour appréhender une situation, permettant de varier les plaisirs ou d’offrir une rejouabilité forte, le jeu ne propose ici que l’approche purement barbare, à coups de fusils à pompes et de mandales dans la tronche. Chaque scène d’assaut prend donc des allures de répétition par rapport à la précédente attaque, entraînant inexorablement redondance et lassitude. Et ce ne sont pas les quêtes annexes, comme bien souvent très dispensables d’un point de vue plaisir de jeu, qui viennent changer radicalement la donne.. Dommage.

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