TEST – Metro Exodus, l’hiver nucléaire comme vous en rêviez !

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Figurant parmi les très grosses sorties jeux vidéo de ce mois de février, Metro Exodus est enfin passé entre nos mains. Que vaut le troisième épisode cette franchise, apparue pour la première fois sur nos consoles il y a près de dix ans de cela ? 

Débutée sur Xbox 360 et PC il y a neuf ans avec Metro 2033, la série inspirée des romans de Dmitry Glukhovsky continue aujourd’hui pour l’épisode annoncé comme le plus ambitieux de la saga. Le titre nous propulse an l’an 2036, juste après les épisodes contés dans le dernier roman de l’auteur, Metro 2035 (publié en 2015, si vous souhaitez vous y retrouver). Premier point important à signaler : il n’est absolument pas nécessaire d’avoir lu un bouquin de Glukhovsky pour apprécier l’aventure, tout comme il n’est pas obligatoire d’avoir joué aux précédents épisodes pour profiter d’Exodus. Le jeu s’ouvre en effet sur une magnifique scène d’introduction qui récapitule rapidement les faits, pour les nouveaux arrivants. Bien évidemment, ceux qui sont parfaitement au courant des événements profiteront encore davantage de l’univers présenté ici.

Nous allons volontairement esquiver toute mention à la trame scénaristique de cet épisode afin de laisser à chacun le plaisir de découvrir de quoi il en retourne, mais sachez que l’aventure vécue est réellement palpitante. On s’aventure un peu partout en Russie au cours d’un périple semé d’embûches. Dmitry Glukhovsky lui-même a chapeauté l’intégralité de l’écriture du jeu afin de conserver toute la cohérence de son oeuvre, ce qui devrait achever de convaincre les plus dubitatifs.

Une version française so 2000

Si le scénario plait énormément, nous ne pouvons malheureusement pas en dire autant de tous les aspects qui l’entourent. L’intégralité des conversations qui rythment l’aventure sont en effet très mauvaises, dans leur version française, pour deux raisons. La première, c’est que cette VF sonne faux à tous les niveaux : les dialogues sont assez mal écrits pour certains et, surtout, les doublages sont de mauvaise qualité. On a l’impression de faire un bon en arrière de plusieurs années et de retomber sur des standards très moyens. La seconde, qui va de paire, tient au fait que les expressions faciales des différents personnages ne soient pas extrêmement bien fichues ou, du moins, soient parfois en décalage avec les doublages. Enfin, dernier point qui nous fait sortir de l’aventure plus d’une fois, et qui est un mal présent dans beaucoup trop de jeux encore : le personnage d’Artyom est muet, et ne prononce pas le moindre mot dans l’aventure, même lorsque sa femme s’adresse directement à lui, par exemple. Si le procédé est sensé renforcer l’immersion et permettre à tout un chacun de se glisser dans la peau du personnage, l’effet est complètement inverse.

Mais trêve de mots négatifs, ce serait vraiment dommage de s’arrêter à cela et de ne pas profiter de la formidable aventure qu’est Metro Exodus. les développeurs de 4A Games ont accompli un boulot absolument dantesque, permettant de se plonger dans un monde post-apocalyptique absolument incroyable, et incroyablement bien rendu. Chaque environnement, chaque décor, est une petite perle, peaufinée à la main, travaillée en ne laissant rien au hasard. On ressent toute l’intensité des scènes de vies – et de mort – qui se sont passées dans chacun des lieux. La narration par les décors est en effet admirable, et le titre laissera une marque profonde à tous ceux qui auront passé la grosse vingtaine d’heures nécessaire à boucler l’aventure. Le tout est magnifiquement servi par des graphismes tout bonnement incroyables, et la version Xbox One X que nous avons eu dans les mains nous a vraiment régalé.

La fin de Ligne 13 Simulator

Metro Exodus nous fait sortir du métro, nous offrant l’opportunité de découvrir de très nombreuses zones ouvertes, assez vastes. Le titre n’est pas un open world, loin de là (et c’est tant mieux), mais chacun des lieux explorés est suffisamment grand pour proposer différentes approches. On le répète dans de très nombreux tests, mais il est très clairement possible de la jouer « infiltration » ou « bourrin », en fonction de son style. Même si le second sera parfois limité, compte tenu du nombre de munitions restreint que l’on trouve, par moments.

Le jeu propose également un cycle jour/nuit dynamique, permettant de jouer dans des conditions différentes. Comme dans les précédents opus, le monde regorge de monstres en tous genres, mais également d’humains pas franchement dociles. De jour, les monstres seront ainsi un peu moins nombreux, mais les humains davantage aux aguets. De nuit, des hordes de choses dégueulasses arpentent les lieux, mais les humains piquent un peu du nez. Il va donc falloir réfléchir sa stratégie et estimer quel danger est le plus grand !

Metro Exodus est bel et bien le titre AAA que l’on attendait. Les développeurs nous proposent une aventure incroyable, bien servie par une réalisation de haute volée. Si on regrette que certains points ne soient pas tout à fait au niveau, notamment du côté de la VF, on ne peut que conseiller de rejoindre Artyom et les autres pour ce plongeon dans une Russie radioactive plus vraie que nature.

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