Si le jeu de Sekai peut rivaliser en termes de titre bien trop long à écrire aux côtés des innombrables rééditions de Street Fighter 2, il a au moins le mérite de sortir en France pour un style de jeu bien impopulaire dans nos contrées : le visual novel. Est-ce que le jeu va nous réconcilier avec son genre ? Rien n’est moins sûr…

En effet, la première chose qui frappe d’emblée en démarrant le titre tant elle est évidente, est le fait que le jeu n’est absolument pas traduit dans la langue de Molière… Ceux qui sont allergiques à celle de Shakespeare passeront donc leur chemin… et c’est bien dommage car pour un jeu se basant en grande partie sur les textes, une bonne partie devra faire l’impasse sur le titre. Un effort aurait été appréciable, d’autant plus qu’il s’agit d’une réédition d’un titre déjà sorti il y a quelques années. Cela ne va clairement pas aider le genre du visual novel à se démocratiser par chez nous, donc…

Passons donc sur ce premier aspect et intéressons-nous au jeu lui-même. Le jeu nous place en 2030 dans un mystérieux laboratoire dont les personnes l’occupant sont pour ainsi dire coupées du monde extérieur, sans l’aval du gouvernement local. Lorsqu’un incident surgit dans le centre de recherche, l’un des deux héros du jeu Watase Kasasagi, est envoyé avec son équipe pour secourir les gens sur place. Arrivé sur les lieux, il est victime d’amnésie et devra donc progresser en faisant confiance aux personnes qui l’entourent. C’est là où le jeu va commencer à se dévoiler, via un système de choix… inutilement complexe.

Imaginez un camembert graphique en octogone, où il faudra adjuger, lors de choix cruciaux, une valeur plus ou moins importante à tel personnage, ce qui correspondra à la confiance qu’on lui porte. Honnêtement, je n’ai pas bien compris et ne comprend toujours pas pleinement ce principe, le jeu aurait pu simplement laisser au joueur des choix à faire. Là, on place un peu au hasard les valeurs sans réellement savoir quel impact cela pourra avoir sur la suite du jeu… sachant que celui-ci dispose de pas moins de 39 fins !

De plus, le titre propose deux histoires, puisque comme indiqué plus haut, il y a deux héros, le second étant Natsuhiko Tenkawa, un lycéen présent au moment de l’accident. L’originalité du titre provient donc de là puisque les deux scénarios nous placent dans deux lignes temporelles distinctes, Before et After, donc. Cela permettra aux joueurs les plus aguerris de connaître tous les tenants et aboutissants de cette sombre histoire, pour peu que l’on ait le courage d’en parvenir à bout.

Car oui, pour les non habitués du genre et pour peu que l’on ne soit pas fan du character design évidemment très japanisant, il sera difficile de s’impliquer pleinement dans l’aventure. La faute à des musiques qui tapent vite sur les nerfs, des dialogues parfois compliqués pour rien, une traduction inexistante et un système de choix inutilement compliqué. Le jeu est donc une nouvelle fois réservée à une niche de joueurs bien spécifique, et c’est bien dommage tant il y avait matière à rendre le tout plus accessible à nous autres, européens. A essayer avant d’acheter pour les curieux, les autres, passez votre chemin.

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