December 18, 2018

TEST – The Crew 2, nouvelle tentative pour Ubisoft

Près de quatre ans après la sortie d’un The Crew à l’accueil mitigé, Ubisoft remet le couvert avec une suite ambitieuse. Bien décidé à se faire une place au soleil sur le créneau des jeux de course arcade, l’éditeur français a mis les petits plats dans les grands pour proposer une expérience riche, variée et intéressante. Nous avons plongé pour vous dans ces Etats-Unis virtuels, et l’heure est désormais au verdict !

Condensé de fun

La première bonne idée des développeurs se situe au niveau du contexte de The Crew 2. Alors que le premier épisode nous proposait une sombre histoire de FBI, de flic infiltré et autres mauvaises idées du genre, cette suite mise sur la facilité et la légèreté. Ici, on ne recherche que le fun et le spectacle, et le joueur se pose en challenger d’un show TV mettant en avant toutes sortes de disciplines motorisées. Pas franchement original, certes, mais nous pensons réellement qu’il vaut mieux qu’il n’y ait pas de scénario plutôt qu’un scénario en mousse.

Second point extrêmement intéressant : alors que son aîné ne proposait que des courses au sol, The Crew 2 décide de varier les plaisirs et propose, en plus des voitures (piste ou offroad) des motos (route ou cross), des bateaux et des avions. De quoi voir du pays sous tous les angles possibles. Chaque type de véhicule dispose d’épreuves spécifiques, qui apportent une diversité réellement intéressante.

Pour les voitures, on retrouve ainsi de traditionnels circuits fermés, comme on en retrouve pour la quasi totalité des jeux de course. A cela s’ajoutent des épreuves de drift ou de drag (où vous vous contentez, grosso modo, de passer les vitesses et utiliser votre boost dans le timing le plus précis possible), qui rappellerons aux joueurs les plus belles heures de Need for Speed Underground. Puisqu’il est intéressant de sortir des sentiers battus, on retrouve de belles courses offroad, avec du rallye road magnifique où des checkpoints assez éloignés les uns des autres nous permettent de tracer l’itinéraire de notre choix dans la brousse. Côté motos, on retrouve des courses de cross assez amusantes, mais aussi de beaux parcours sur route. Un partenariat spécial avec Harley Davidson met ainsi en avant une course sur les célèbres engins, qui nous fait parvenir tout l’ouest américain, depuis Las Vegas jusqu’à Yosemite.

Côté belles nouveautés, on découvre des épreuves en avions très plaisantes. Que ce soit lors des courses aériennes ou les épreuves de voltige nous demandant d’accomplir des figures imposées, on se régale avec une prise en main très intuitive, assez proche de celle qu’on peut retrouver dans Far Cry quand il s’agit de piloter un engin volant. Enfin, différents types de bateaux sont disponibles, pour des épreuves alternant entre technique et vitesse pure. A tout cela s’ajoutent des épreuves mixtes, qui enchaînent toutes ces catégories dans un melting pot vraiment fun.

Vous l’aurez compris, la diversité est au rendez-vous. Mieux, Ubisoft a réussi à proposer un gameplay solide pour chacune de ces catégories. Si la moto cross s’en sort un peu moins bien, avec une maniabilité un peu rigide, tout le reste est un régal en termes de prise en main, de réactivité et de plaisir de conduite. Au total, ce sont plus de 300 véhicules réparties dans 14 catégories, et issues du catalogues de plus de 50 marques mondialement reconnues. On a déjà parlé de Harley, mais on retrouve également Mercedes, BMW, Peugeot, Porsche, Subaru, Maserati, j’en passe et des meilleures.

L’un des ajouts qui découle de cette multitude de genres de conduite est l’introduction du Fast-Fav, permettant de basculer à tout moment (durant le mode Libre) entre chacun des types de véhicule disponible. Il est ainsi totalement possible de survoler le Pacifique en avion, puis de switcher pour un bateau pour tomber depuis le ciel dans le creux des vagues. A moins que ce ne soit le Grand Canyon que vous souhaitiez arpenter en voiture de rallye après avoir survolé la Death Valley.

Repousser les limites

Les développeurs ne sont pas cantonnés à proposer plus de contenu que par le passé. Avec The Crew 2, ils règlent également un grand nombre de défauts du premier opus. La première, c’est la réalisation technique du titre. Alors qu’on avait droit à des graphismes très moyens par le passé, cette suite propose un rendu clairement à la hauteur des attentes. On est encore loin de la perfection d’un Forza Horizon, mais le niveau a été clairement revu à la hausse. La modélisation des véhicules est de très bonne qualité, quel que soit la catégorie choisie. Les effets de lumière et de météo dynamiques sont également très bien gérés. Seul petit bémol tout de même : les décors sont parfois extrêmement fades pour les paysages les moins exotiques. On aurait aimé un petit effort supplémentaire à ce niveau.

Autre point intéressant à signaler : malgré son nom, The Crew ne favorise pas tellement le jeu multijoueur. Nous avons ainsi effectué l’intégralité de la campagne en solo, à l’exception des quelques tests effectués pour le bien de cet article. On ne croise que très peu de joueurs réels dans les rues des USA, et la réelle plus-value multi se situe au niveau des leaderboards, bien foutus et mettant extrêmement bien en avant les meilleurs joueurs de chaque course. En ce qui concerne le Live, on a toujours la possibilité de réaliser les épreuves en équipe de 2 à 4 joueurs, la victoire de l’un bénéficiant à l’ensemble des membres du groupe, mais c’est à peur près tout.

Si l’on aime que l’intérêt en solo reste assez fort pour que l’on n’ait pas nécessairement besoin d’aller chercher des amis en ligne, on aurait toutefois aimé que les possibilités soient un peu plus nombreuses.

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