May 26, 2018

TEST – Until Dawn, l’horreur à choix multiples

Développé en exclusivité sur PS4 par Supermassive GamesUntil Dawn est un titre qui surfe sur le succès rencontré par des titres comme Heavy Rain ou The Walking Dead, proposant une multitude de fins en fonction des choix que le joueur va faire au cours de son aventure. Au détail près que l’on change radicalement de registre pour glisser dans la noirceur et la véritable horreur. Until Dawn reprend en effet les codes des slaher movies, ces films d’horreur dans lesquels un tueur psychopathe tente d’éliminer un groupe de personnes. Les développeurs ont avoué s’être inspirés de longs métrages comme Scream, Souviens-toi… l’été dernier, Saw ou encore La Cabane dans les Bois. Autant de références de qualité, qui peuvent vous donner une idée de l’ambiance qui règne dans le titre.

Until Dawn nous fait suivre les aventures d’un groupe d’adolescents. L’intro du jeu nous propose de découvrir l’une de leurs escapades dans un chalet à la montagne, en plein hiver, au cours de laquelle deux de leurs amies sont tuées. Un an après les faits, il reviennent sur les lieux pour une sorte de pèlerinage en mémoire des deux jeunes filles. L’ambiance est directement très oppressante : l’action prend place à Blackwood Pines, un endroit perdu au milieu de la montagne. Le chalet est totalement isolé, entouré de forêts ultra denses et de lieux typiques des films d’horreurs : des mines, un asile psychiatrique,  un vieil hôtel, … Très rapidement, le mystérieux tueur refait surface et tente d’assassiner chacune des personnes présentes sur place et le joueur va donc devoir tenter de sauver tout ce petit monde.

Tout au long de l’aventure, le joueur est soumis à des choix qui vont influer sur l’aventure de manière plus ou moins forte, selon le principe de l’effet papillon. La plus petite des décisions prise en début de jeu peut avoir des répercussions impressionnantes plusieurs chapitres plus tard. Qu’il s’agisse de choix au cours de conversations entre personnages, d’actions à accomplir ou non, tout a une importance. Until Dawn inclut même une autre composante, puisqu’au moment de faire un choix entre deux possibilités, le joueur peut même tenter de ne rien choisir, ce qui correspond à un troisième choix. Rester impassible devant certaines situations est parfois complètement dingue. Until Dawn réussit à merveille à mettre son gameplay au service du jeu, et c’est ce qui fait sa force. L’objectif des développeurs est de faire peur et la mission est accomplie avec brio. On sursaute, on lâche des petits cris de fillettes apeurées, on subit une ambiance parfois pesante et malsaine, on a hâte de voir la suite de l’aventure tout en la craignant en même temps.

Il faut dire que les développeurs ont fourni un travail monumental pour proposer aux joueurs une expérience digne des meilleurs films du genre, ou plutôt digne d’une excellente série. En effet, le titre est décomposé en 10 chapitres qui sont présentés comme autant d’épisodes d’une série, et le format est admirablement bien choisi. Chaque épisode est précédé d’une rencontre avec un personnage dont on ne vous parlera pas plus en détails ici mais qui constitue un véritable fil rouge intrigant au long de l’aventure. Pour surfer sur l’aspect série, le casting est constitué d’acteurs bien réels qui ont été modélisés dans le jeu. On retrouve ainsi la magnifique Hayden Pannettierre (Claire Bennet, la cheerleader dans Heroes) dans un des rôles principaux, Peter Stormare (Abruzzi dans Prison Break), Brett Dalton (Grant Ward dans Marvel : Les Agents du Shield), et bien d’autres. Cela renforce réellement la sensation d’être devant une série et, très clairement, Until Dawn est un jeu dont on peut être spectateur sans s’ennuyer. Laisser la manette à un ami et profiter de l’ambiance est tout aussi agréable que de jouer directement. L’excellent travail accompli par les développeurs d’un point de vue technique n’est pas étranger à cette situation, et on a rarement vu un titre aussi beau sur nos consoles. Tout est magnifique, de la modélisation des personnages à celle des environnements. Les effets de lumière sont juste incroyables, tout comme la neige qui est magnifique. Du côté du son, c’est excellent aussi, avec une bande originale de grande qualité, mais surtout des bruitages bien rendus (les bruits de pas dans la neige, au milieu de la forêt <3). Seul le travail au niveau des doublages est sujet à discussion avec des doubleurs assez inégaux qualitativement parlant. On note également un souci de synchronisation labiale qui casse un peu l’ambiance…

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