A l’heure où les jeux sur smartphones parviennent à rivaliser avec certains jeux consoles, dont la Switch justement, il fut un temps où tout était plus simple. Les plus vieux d’entre nous ont sûrement un jour possédé un téléphone, tout particulièrement le Nokia 3310 qui disposait d’office du jeu Snake, un grand classique du jeu vidéo. C’est en se basant sur ce jeu simple mais efficace qu’est né Worm Jazz, disponible aujourd’hui sur Switch.

Ici, pas de chichi, pas d’intro avec une histoire tirée par les cheveux. Tout est dans le titre : le joueur incarnera un ver de terre sur fond de jazz. On ne peut pas faire plus simple. Toutefois, le jeu n’a de simple que le titre et son gameplay de départ, car croyez-moi, les choses vont vite se corser. Il faudra tout au long de la soixantaine de niveaux qui composent le titre se casser les méninges. En effet, le jeu ne s’embête pas d’un long tutoriel qui nous apprend toutes les bases du jeu, ici on apprend sur le tas ! Passé les deux ou trois premiers niveaux assez faciles, on arrive rapidement aux choses sérieuses, pour peu que l’on souhaite obtenir les trois étoiles.

Mais avant ça, pour ceux qui ne seraient pas familiers du jeu Snake, voici les bases : notre ver de terre se déplace de façon à ce qu’il ne puisse jamais reculer. Sachant que celui-ci grandit à mesure qu’il mange des sphères (à aucun moment il ne nous ait précisé de quoi il s’agit réellement, et je pense pouvoir dire sans me tromper qu’on s’en fout), cela deviendra de plus en plus complexe dans des environnements souvent étriqués.

Pour agrémenter le tout, différents obstacles viendront nous enquiquiner, comme les mines qui évidemment nous seront fatales si l’on venait à rentrer en contact avec elles. Il est toutefois possible d’avaler des sphères vertes qui, si l’on se déplace sur une mine, raccourciront notre ver jusqu’à l’endroit du ver où se trouve notre sphère verte. Ouais, cette phrase n’a pas de sens, mais honnêtement je ne sais pas comment mieux l’expliquer que ça, le mieux est d’aller voir des vidéo sur le net pour comprendre… Heureusement, il sera possible de rembobiner les mouvements à tout moment, histoire de ne pas devoir tout se retaper.

Bref, le niveau de difficulté ira crescendo, ce qui confère au jeu une durée de vie honorable. Niveaux graphismes, le tout est très propre et dans le thème (il pleut et on est dans la boue, l’endroit rêvé pour un ver de terre en somme) même si l’on aurait aimé un peu de variété, les décors restant les mêmes tout au long de notre partie. Quant aux musiques jazz, elles sont très agréables à écouter et permettent de nous apaiser lorsque l’on vient d’enchaîner les défaites. Idéal en fond lorsque vous invitez votre moitié…

En définitive, Worm Jazz s’avère être un puzzle game dans le style « easy to learn, hard to master » des plus sympathiques, grâce à des mécaniques de jeu simple et des énigmes parfois tordues, qui forceront le joueur à se creuser sérieusement les méninges, surtout pour ceux qui souhaitent le finir à 100%. Parfaitement adapté à la Switch, se faire un niveau par-ci par là est tout ce qu’il y a de plus agréable, le tout accompagné par une musique jazz des plus réussies. Un très bon puzzle game qui plaira sûrement aux anciens possesseurs de Nokia 3310… et aux autres aussi !

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