TEST – Wreckfest, le fils spirituel de FlatOut

Apparu en accès anticipé sur Steam en 2013, pour voir finalement le jour dans sa version officielle durant l’été dernier sur PC, Wreckfest débarque aujourd’hui sur Xbox One et PlayStation 4. Le jeu vient combler un vide laissé par la saga Destruction Derby, disparue des radars depuis 2004 (si on fait exception des épisodes mobiles, vraiment dispensables), et FlatOut, licence détenue par Bugbear Entertainement, les développeurs du jeu, mais tombée dans l’oubli (Ultimate Carnage, le dernier épisode, est sorti en 2007). Le jeu avait séduit la critique au moment de sa sortie PC il y a un an de cela. Qu’en est-il aujourd’hui sur un autre support ? 

Drive hard. Die Last.

Le mode Carrière du jeu est assurément l’endroit où l’on va passer le plus du temps. Les développeurs ont une nouvelle fois fait preuve d’un esprit déjanté, et ça se retrouve dès les premiers instants. On démarre ainsi l’aventure dans la catégorie Régional Juniors, par un combat de tondeuse lors d’une Foire Agricole ! Le but y est très simple : foncer comme un dératé dans les autres concurrents pour faire exploser leur véhicule ! Une belle introduction au côté complètement déjanté de ce Wreckfest. A côté de cela, on retrouve bien évidemment des courses plus traditionnelles, où le but sera bien évidemment de passer la ligne d’arrivée en premier. Au détail près qu’ici, tous les coups sont permis, et même encouragés via un système de primes en jeu. Bugbear Entertainement a réalisé un véritable travail de titan pour nous proposer des courses toujours amusantes, jamais redondantes, et leur esprit loufoque n’y est pas pour rien. Mention spéciale aux épreuves “originales”, comme celle où 24 fous s’affrontent au volant de… canapés motorisés ! On prend notre pied sur ces courses stupides à souhait !

Un plaisir qui est possible grâce au très bon gameplay du jeu, assez simple d’accès mais réellement efficace grâce à la très bonne physique du jeu. Les collisions avec les adversaires sont très bien rendues, les sauts fréquents délicats à maîtriser – mais pas trop, pour conserver un plaisir assez immédiat. On est en présence d’une jouabilité très arcade, mais une véritable attention a été portée sur ce point, et équilibre très bien la balance. 

On aurait aimé que le même boulot ait été effectué au niveau de la réalisation du jeu, malheureusement un peu à la traîne en comparaison des monstres qui sortent aujourd’hui dans le domaine des jeux de courses. Graphiquement, le titre est vraiment en-dessous de ce qu’on peut attendre de nos Xbox One X et PlayStation 4 Pro – d’autant plus qu’elles approchent de la fin de leur carrière – et Wreckfest conserve un rendu très PC. La gestion des dégâts sur les véhicules est en revanche assez bien rendue, même si là encore on aurait aimé pouvoir avoir un peu plus de travail effectué. Constat relativement identique au niveau du sound design, très à l’ancienne. Si les bruitages semblent sortir d’un autre temps, avec des sons de moteurs ressemblants à ceux de rasoirs électriques, on est heureux du saut dans le passé concernant la bande-son. Le jeu est rythmé par des musiques rock – voire hard rock – extrêmement énervées, parfaites pour se chauffer avant d’entrer dans la bataille ! 

Malgré une réalisation qui ne tient pas tout à fait la route, Wreckfest est un vrai petit bonheur de jeu vidéo. On prend un plaisir fou à enchaîner des épreuves totalement folles, à rentrer dans tout le monde comme si on voulait impressionner nos amis dans les auto-tamponneuses étant gamin. Bugbear sait y faire pour nous proposer des titres divertissants, et on est véritablement ravis de les revoir sur le devant de la scène. Un jeu à essayer, assurément !

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