July 23, 2018

The Amazing Spider-Man 2

L’araignée est de retour à New-York… et aussi dans vos cinémas. Deux ans après le précédent opus, Marc Webb revient en très grande forme. Pour information : Vous n’aurez pas besoin de lire cette critique en tenue moulante, avec un masque, au sommet des buildings, non non promis.

Pas besoin de présenter le film avec énormément de détails, il a déjà fait un grand bruit sur la toile. Hum Hum. Pour ceux qui habiteraient dans une grotte, le film de Marc Webb (The Amazing Spider-Man, 500 jours ensemble), deuxième du nom, raconte donc l’histoire de Peter Parker menant un rude combat pour tenter de concilier sa vie quotidienne et les lourdes responsabilités qu’impliquent ses pouvoirs. Mais Peter va vite se rendre compte de la difficulté de cette tache quand il va devoir protéger les habitants de la menace qu’est le sur-puissant Electro.

Tout d’abord le scénario. Ne chercher pas à ressortir de la salle changé, ou en remettant le monde en cause. Non. TAS 2 est un divertissement. Un excellent divertissement. On a donc un scénario qui possède de nombreuses intrigues mais pourtant qui se révèle assez simple. Ses intrigues ne se ressemblent pas, et titillent chacune de différentes manières le spectateur. On est intrigué par l’histoire des parents de Peter, transporté par l’histoire d’amour avec Gwen et impressionné par les scènes de combats. D’ailleurs, l’histoire soi-disant « jamais révélée » sur le paternel de Spidey est beaucoup mieux exploitée et tient plus ses promesses que dans le premier épisode. Le film nous offre des scènes humoristiques très bien dosés, très fun et percutantes. Tout comme les dialogues, très bien écrits et très naturels, sans clichés ou lourdeurs… même dans les moments où il est très facile de tomber dedans je pense notamment aux scènes sentimentales. Rien à redire sur le rythme. Des scènes d’actions, des scènes de narration,… Tout y est et tout est équilibré. Les scènes d’actions impressionnantes ne manquent pas. Par ailleurs, l’histoire entre Peter et Gwen joue le chef d’orchestre de TAS2. On s’attache à eux par conséquent on a envie de les voir souvent. Donc on ne s’ennuie pas, on en redemande même à la fin ! Il y a quand même quelques facilités parfois comme la relation Harry-Peter qui est un peu survolé ou Harry qui arrive à rentrer dans l’une des prisons les plus sécurisées…sans armes.

Mais TAS2 se fait remarquer aussi par ses acteurs. Andrew Garfield (The Social Network) et Emma Stone (Ganster Squad, Crazy Stupid Love) brillent à l’écran. On sent une réelle complicité. En solo, Andrew Garfield fait mieux que le premier opus offrant un personnage plus fun et plus attachant avec une palette d’humour, d’émotions et d’aisance copieuse. Côté méchant, on est toujours aussi impressionné par le jeu de psychopathe-classe de Dane DeHaan (Chronicle) qui colle bien au personnage d’Harry Obsorn et nous plonge dans sa descente aux enfers. On saluera la prestation de Jamie Foxx (Django Unchained, Ray) convaincant dans son rôle, quoique possédant un développement psychologique un peu facile. Enfin Paul Giamatti (12 years a slave) ne surprend pas, souffrant encore plus de la psychologie un peu clichée et facile de Foxx, forcément on ne le voit pas plus de 10 minutes dans le film !

Vous l’avez compris TAS2 est très proche des comics. Notamment avec ses effets spéciaux, qui adoptent plus le côté très aérien et acrobatique du personnage en empruntant à l’image de synthèse et en se rapprochant des jeux vidéo. D’ailleurs, ils sont aussi bien utilisés pour donner de la crédibilité des pouvoirs destructeurs d’Electro, qui semblaient être difficile à adapter au grand écran. Le réalisateur a aussi choisi de relooker le costume de son héros, le rapprochant plus près de celui des comics. Merci monsieur Webb ! En parlant du costume on peut aussi noter le détail des plis lorsque l’araignée se jette de buildings en buildings, notamment pour les vertigineuses scènes d’introduction. TAS2 offre une soundtrack qui est assez intéressante. Hans Zimmer (Inception, The Dark Night, Gladiator…) et son équipe les Magnificient Six (hommage au Sinister 6, une équipe montée par les plus grands ennemis de Spider-Man), qui compte parmi ses rangs Pharell Williams, Jonhy Mar (ne rigolez pas…), s’occupent des partitions. On est peut-être un peu déçu par des thèmes parfois trop « cartoonesques » mais certaines compositions ainsi que des chansons utilisées dans le film (Song for Zula par exemple) marquent lors de l’écoute. Soit parce qu’elles sont innovantes, optant dans un registre dubstep pour les thèmes d’Electro ou se tournant vers l’émotion lors des scènes Gwen/Peter. Le petit plus, la soundtrack est toujours agréable à écouter sans les images !

Bonus : On a trouvé Stan Lee ! Comme dans chaque Marvel qui se respecte, le créateur de cet univers fait un caméo. Cette fois-ci, il est présent à la remise des diplômes des étudiants ! Bien joué M’sieur mais il va falloir faire mieux !

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