Une place à prendre, de J.K ROWLING

Bon, de suite sachez qu’il m’a fallu DEUX LONGS MOIS pour le finir (et pourtant je lis vite d’habitude) mais j’ai eu énormément de mal à accrocher.

Le roman a pour cadre un petit village conservateur d’Angleterre où l’un des conseiller municipaux, Barry Fairbrother, décède d’un anévrisme cérébral. Ce décès va libérer une place à la table du Conseil, et deux camps vont s’affronter pour gagner. D’un côté, nous avons les pro-Fairbrother, se battant pour la conservation d’un quartier pauvre (Les Champs) et de la clinique de désintoxication (Bellchapel) au sein du giron de la ville. De l’autre, les anti-Fairbrother qui ne veulent pas que leur ville soit associée à la misère du monde et souhaite que la clinique soit fermée et le quartier défavorisé abandonné à la ville à côté.

Venons en maintenant au ressenti : TROP DE PERSONNAGES TUENT LES PERSONNAGES ! Il y a dans ce roman tellement de personnages que l’on ne sait plus trop qui est qui (et le temps de s’en souvenir, on passe à un autre). J’avoue qu’à certains moments j’en arrivais à avoir mal à la tête à essayer de me souvenir qui était machin, avec qui il était marié, qui était ses enfants…. grrrrr.

Le récit pendant près des 3/4 du livre stagne et n’avance pas… les personnages sont centrés sur eux-même et n’ont que très peu d’interaction avec les autres. Par contre, le dernier quart, là ça bouge avec des rebondissements, des volte-faces, des non-dits, des malheurs, des secrets dévoilés.

Bon, à chaud je dirais que le livre ne m’a pas emballé. Mais après réflexion (et digestion ), ce livre n’est pas si mauvais. Je comprends pourquoi l’auteure a mis tant de temps à « animer » ses personnages : elle souhaitait plonger le lecteur dans la même atmosphère que cette ville morne, statique, conservatrice, refusant le changement.

Si je devais comparer ce livre avec un autre, sans hésitation, je dirais Les Misérables de de Victor Hugo. Nous avons en 500 pages la décadence d’une ville et de sa population qui nous est relatée. Une société peinte non pas en rose mais de manière assez crue, abordant des thèmes durs comme la drogue, le viol, la pédophilie, la mal-être de la jeunesse, l’absence de point de repère, l’incompétence des services sociaux…

Il est vraiment dommage que ce livre n’ait pas connu un meilleur accueil (ce qui se comprend, beaucoup de lecteurs s’attendaient à lire du J.K ROWLING soft).

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