Le Signal, de Maxime Chattam

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Quand le quatrième de couverture d’un livre annonce « avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ? », on pense savoir à quoi s’attendre. Pourtant, « Le Signal », nouveau thriller horrifique signé par le maître français du genre, Maxime Chattam, nous entraine bien au-delà des frontières de notre conception de la terreur. Bienvenue dans un roman à vous glacer le sang !

Lorsque la famille Spencer choisit de délaisser le tumulte incessant de New-York pour s’installer dans la petite bourgade de Mahingan Falls, elle pense y trouver la quiétude et le dépaysement qu’elle est venue y chercher. Cependant, dès leur arrivée, des phénomènes étranges se multiplient. D’abord, il y a ces disparitions inquiétantes très rapidement suivies par des attaques brutales que les autorités locales ont choisi d’attribuer un peu trop rapidement à des animaux sauvages. Ensuite, il y a ces rumeurs de sorcellerie autour de la maison des Spencer et enfin cette présence maléfique qui semble errer dans les bois et dans les champs avoisinants… Et si sous ses dehors de paisible petite ville coincée entre l’océan et de hautes falaises, Mahingan Falls s’apprêtait à déverser dans notre monde tous les monstres camouflés en son sein ? Déjà, de terrifiants murmures de haine bruissent dans les ténèbres…

Avec le Signal, c’est d’une plume trempée dans le sang le plus poisseux que Maxime Chattam nous entraine dans un véritable tourbillon d’horreur. Au fil des pages, dont semblent émaner des cris de douleur presque inhumains, il instaure une ambiance toujours plus oppressante, amenant parfois son lecteur jusqu’à la limite de la suffocation. D’ailleurs, grâce à la puissance visuelle qu’il parvient à conférer à ses mots, les multiples scènes d’effroi qui jalonnent le récit prennent littéralement vie sous nos yeux et font souvent courir un atroce frisson le long de notre échine.

Indéniablement, il y a du King dans ce Chattam. Par le style, par l’atmosphère. Par le talent aussi. D’ailleurs, les parallèles sont nombreux dans le récit. N’y retrouve-t-on pas une petite bourgade isolée du Nord-Est des États-Unis (qui aurait parfaitement pu s’appeler Castle Rock) ou encore une bande d’adolescents qui cherchent à étancher leur soif d’aventure sans aucune conscience du danger qui les guette ? Sans pousser la comparaison, une question mérite d’être posée : le thriller horrifique français aurait-il lui aussi trouver son roi ?

En conclusion, le Signal, d’ailleurs bien servi par un superbe travail d’édition signé Albin Michel, séduira sans difficulté les amateurs du genre, ceux qui aiment ressentir l’effroi au détour d’une scène, ceux qui ne redoutent pas d’explorer les ténèbres.

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