Maiko, dans les petits pas d’une Geisha

Décidément, le Japon est une source d’inspiration inépuisable pour les créateurs de jeux de société. Après Renegade Game Studios avec Gunkimono, Edge avec Rising Sun ou encore Funforge avec Tokaido, c’est désormais Don’t Panic Games qui s’invite ludiquement au pays du soleil levant. Cela dit, pas question ici d’y incarner un voyageur, un Shogun en colère ou un Daimyo belliqueux. Non, dans Maiko, et comme son nom l’indique, vous incarnez une Maiko, c’est-à-dire une apprentie Geisha. Ici, la guerre laisse place au raffinement…

A l’aube du XXème siècle, en plein cœur de l’ère Meiji, c’est empli de modestie et d’humilité que vous intégrez  votre okiya, la maison dans laquelle vous allez recevoir votre formation de future Geisha. Dans l’espoir de devenir une gardienne de la tradition japonaise, vous allez devoir y démontrer votre maîtrise des arts ancestraux tels que la danse, l’habillement ou la musique. Surtout, vous allez devoir y faire preuve d’une indéfectible mémoire.

Souviens-toi et Geisha tu seras

En effet, s’il vous faudra de la mémoire, c’est parce que Maiko se présente comme une revisite du grand classique jeu de Memory. Oui, vous avez bien lu, un jeu de Memory. C’est relativement inhabituel pour un jeu de société moderne et ça constitue donc un pari osé. Osé mais réussi ? C’est ce que nous allons découvrir mais exposons d’abord les différents principes du jeu.

Dans Maiko, chaque joueur va disposer d’un petit plateau de sa couleur comprenant neuf cases (en format 3×3) et représentant les neuf arts qu’une Geisha se doit de maîtriser. L’objectif sera donc de remplir ce plateau en allant collecter des tuiles sur le plateau central. A votre tour, si les deux tuiles que vous retournez sont munies du même objet, vous les collectez et les placez sur l’emplacement dédié de votre plateau et ce, peu importe leur couleur. Cette dernière précision a toute son importance car l’élégance est un maître-mot chez les Geishas et seules les tuiles de votre propre couleur vous rapporteront des points en fin de partie.

Jusque-là, c’est un jeu de Memory assez classique mais évidemment (et heureusement), Maiko y ajoute quelques subtilités. Déjà, compléter une ligne ou une colonne sur votre plateau personnel vous octroiera des bonus. Ainsi, une ligne complétée vous offrira la possibilité de « nettoyer » quelques tuiles de cette même ligne et donc de l’épurer des couleurs différentes de la vôtre. Et pour chaque colonne complétée, c’est autant de jetons Kamon que vous pourrez récupérer. Ces derniers, particulièrement utiles, vous permettront de demander de l’aide à vos différents professeurs. Au nombre de quatre, chacun d’eux vous fera bénéficier d’un effet particulier en échange d’un de vos jetons. Une aide bienvenue qui complètera celle des quelques amis que vous rencontrerez au cœur de votre okiya (comprenez sur le plateau de jeu). Bref, de multiples subtilités qui confèrent à Maiko un aspect définitivement plus moderne que celui que nous aurions pu craindre en voyant qu’il était une déclinaison du Memory.

En conclusion, Maiko a su moderniser à son avantage des principes ludiques séculaires et il demeure à ce titre un jeu intéressant. Son aspect soigné et son esthétique en font un jeu agréable à jouer et ce, d’autant qu’il est particulièrement accessible et conviendra donc aux moments ludiques en famille comme aux fins de soirée avec des amis qui ne sont pas des joueurs aguerris.

Maiko, un jeu de Cécile Langlais et Ludovic Maublanc, illustré par Jemma Salume, édité par Don’t Panic Games et distribué par Mad Distribution.

Nombre de joueurs : 2 à 4

Âge : dès 9 ans

Durée moyenne d’une partie : 30 minutes

Acheter Maiko : 27 €

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