Monkey Bizness, l’intégrale

Ankama est un éditeur dont nous vous avons déjà parlé sur ces pages, principalement pour ses (toujours excellents) jeux de société (Monster Slaughter, Boufbowl, …). Récemment, nous lui avons découvert une nouvelle facette, celle d’éditeur de comics. C’est donc avec un enthousiasme assumé que nous nous sommes plongés dans l’intégrale de Monkey Bizness, une bande-dessinée aussi corrosive qu’addictive !

« La folie humaine a fini par avoir raison de la civilisation… Alors que sur une terre dévastée par les guerres, les hommes sont retournés à l’état sauvage et les animaux ont repris le flambeau, un nouveau monde émerge sur les cendres de l’ancien… Une deuxième chance donnée à la vie… Mais les animaux sont bien aussi cons que leurs prédécesseurs… » Cette phrase d’accroche, celle qui ouvre l’intégrale, résume à elle seule l’esprit décalé et incroyablement drôle qui nourrira chacune des nombreuses pages de Monkey Bizness. Nous voici donc à Los Animales en 2254. La stupidité humaine ayant anéantit la civilisation que nous chérissions avec tant de partialité, les animaux ont (méritoirement) pris notre place au sommet de la chaîne alimentaire. Et ils y ont foutu un bordel sans nom. Au sein de ce joyeux chaos, nous suivons les tribulations de Jack Mandrill, un babouin revanchard, et Hammerfist, un gorille violent mais à la rare éloquence. Dans une ville sans foi ni l’oie (vous l’avez ?), ils mènent une vie délicieusement dissolue et profitent de toutes les cuites et les bastons qu’un destin taquin met sur leur route.

Au travers des trois tomes réunifiés dans cette intégrale, Monkey Bizness vous entrainera de la sordide prison de San Crado au bureau d’un maire pachydermique affectueusement surnommé l’Elefanculo par nos héros. Vous y ferez la connaissance du Chef Goretzki, qui aurait mieux fait de ne pas s’en prendre à nos deux singes, ainsi que du Commandant Frank Ramos, revenu de Mars pour rendre à l’humanité la place qui lui est due mais qui, malheureusement pour lui, est con comme un boulon. Bref, au travers de nombreux petits récits percutants, c’est un comics parfois trash, souvent délirant mais toujours hilarant qui vous attend.

D’abord surpris par les dessins rugueux et atypiques de Pozla puis par les couleurs tantôt chatoyantes et tantôt volontairement ternes de Miaw (et Pozla d’ailleurs), nous avons très vite compris que ce style inhabituel se mariait à la perfection avec les histoires sorties de l’esprit malade déjanté d’El Diablo. La réunion de ces trois-là, c’est un peu les planètes qui s’alignent pour offrir au monde de la bande-dessinée un vent de fraîcheur (et de provocation).

Sans conteste, cette (énorme) intégrale est rapidement devenue un coup de cœur au sein de la rédaction ! Un chef d’œuvre ? Le mot est lâché…

Monkey Bizness, l’intégrale, un comics signé Pozla et El Diablo et édité par Ankama sous son Label 619.

Acheter Monkey Bizness, l’intégrale : 29,90 €

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